DHJ: il y a Présidents et « présidents »

Si vous n’avez pas reconnu, au premier abord, les deux hommes sur la photo, sachez qu’il s’agit de deux véritables légendes du football doukkali : ssi Brahim Taoufiq et ssi Abderrahmane Kamel.

Leur dénominateur commun ? Les deux ont été Présidents du DHJ. Et les deux l’ont été aux temps des vaches maigres. Le temps où un président n’hésitait pas un instant à donner de sa poche, pour mener « le bateau DHJ » à bon port.

A chaque fois que les caisses sont vides, ils ne se posaient plus de questions. Ils   n’avaient plus le choix, ils devaient les renflouer et…basta. Leur fierté ne leur permettait pas d’attendre et donner l’impression de tergiverser… Ils ne se le pardonneraient jamais.

Un geste qui se répétait si souvent, au point de paraître machinal, voire, accompli… avec plaisir.

Si on se focalise sur ces deux anciens présidents, c’est d’abord parce que le hasard nous a fait croiser leur chemin. Mais aussi et surtout, parce qu’ils symbolisent cette trempe de présidents en voie de disparition. « Les derniers Mohicans » qui savaient se battre et souvent gagner, contre le Temps, ses Aléas et les  Surprises qu’il peut réserver à tout un chacun.

Dans cette même lignée, l’on ne peut passer sous silence, feu Chergui, qui a hypothéqué sa propre maison un jour, pour obtenir un crédit bancaire et tirer son club (DHJ) d’une crise financière « passagère ».

Feu Abdelkrim Benslimane (frère de Housni) l’homme qui a offert son premier bus au club et fait bien d’autres largesses envers le club.

Mustapha Al Antari, Abdellah Toumi, feu Chakiri, Kaissoub, Moundib….Tous ont trimé, pour tirer le DHJ d’affaire, à chaque fois la trésorerie du club « cariait famine ».

Et puis, est venue l’ère des Al-Mouqtarid. Des « cigales » qui se sont mis à jongler avec les milliards offerts gracieusement par  l’OCP et les communes de la ville et ses régions. Une mauvaise gestion de l’argent des contribuables, qui a engendré des retards de paiement de plusieurs milliards de centimes, qu’ils doivent  à des joueurs obligés de changer de cieux pour s’en sortir et à ceux-là même qui jouent aujourd’hui, sans toucher encore leurs dus.

Que le Difaâ est un club au bord du gouffre aujourd’hui, est un secret de polichinelle. Pour quiconque ayant étudié les b-a-ba de l’économie, il vous dira que l’avenir du DHJ est sombre, très sombre. Et qu’à l’instar du KACM, du CODEM,  KAC, RSS, TAS…le club s’enlise lentement, mais sûrement, dans des sables mouvants, dont il risque de ne plus jamais s’en sortir.

Alors tous les efforts pressentis par le passé et par les noms précités, n’ont abouti  qu’à ce résultat triste et lamentable ?

Le gouverneur le sait, mais ne bouge pas le petit doigt, pourquoi ?

Pour s’en sortir, le DHJ a besoin et en urgence, d’un véritable plan Marshall… et encore.

Mais, le DHJ a surtout besoin que les Al-Mouqtarid disparaissent des dédales du DHJ, et ça…au plus vite.

Abdellah Hanbali

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