DHJ-CAYB : un match interdit aux cardiaques.

Par : Abdellah Hanbali

Il y a plus d’une décennie et avec un partenaire de la stature de l’OCP, on s’est crus  détenir le club structuré auquel, plus rien ne manquait. Le club capable de jouer les premiers rôles dans notre Botola, mais aussi et surtout, le club qui allait imposer, doucement mais sûrement, son nom, parmi les habitués, pour ne pas dire les grands, du continent africain.

Certes, des matchs importants, des matchs barrages, des matchs où tout s’y joue,  toutes les équipes ont y à faire face.

Mais le hic, c’est qu’on n’aurait jamais cru le DHJ, se retrouver un jour, notamment avec un « entraineur » et un « directeur technique » qui coûtent, pas loin de 500 millions de centimes/an, jouer un match barrage… pour éviter la relégation.

On n’investit pas 500 millions de centimes dans un staff technique, surtout de cette trempe, si on n’a pas pour but de jouer les premiers rôles de la Botola.

On n’investit pas 500 millions de centimes/an, si on n’a pas les joueurs adéquats pour le faire. Car après tout, c’est sur la pelouse que tout se joue et que c’est sur la pelouse que toutes les combinaisons doivent être exécutées.

En faisant le pari d’engager un staff technique nécessitant  un tel budget et des joueurs, juste moyens, n’avons-nous pas mis la charrue devant les bœufs, tout simplement ?

Bref, pour avoir ignoré les b-a-ba du football, on se retrouve relégué  aujourd’hui, à livrer un match de tous les dangers, un match qui décidera, en grande partie, de notre maintien ou de notre descente aux enfers.

 L’état de santé du DHJ, à l’heure qu’il est, est loin d’être bonne. Le club n’a pas gagné, un seul match depuis des mois. Et à l’heure actuelle, seuls les quelques points glanés lorsque Bahloul entrainait l’équipe par intérim  (Bencheikha était coincé en France à cause du covid) nous font garder espoir.

Certains diront que le dernier match du club était honorable. Oui, mais on a fini par perdre et à sortir du match avec zéro point. Les soubresauts d’un agonisant, n’ont jamais des signes de son retour à la vie. Et beaucoup d’équipes qui descendaient aux divisions inférieures, livraient de grands matchs, sans jamais avoir, ce coup de pouce, pour ne pas dire le joueur  manquant, capable de faire la différence ou/et parvenir à sauvegarder le score.

Qui sème le vent, récolte la tempête. Et au sein du DHJ, beaucoup d’erreurs ont été commises. Par ignorance ? Par incompétence ? Par intérêt? On n’est pas en mesure de pointer du doigt X ou Y sans preuve tangible. Seules des enquêtes approfondies, capables d’aller retrouver des joueurs qui ont joué à un moment ou un autre au club, sont à même de faire avancer cette enquête.

Malheureusement, quand on voit que ceux qui ont les moyens de mener ces enquêtes et mettre plus de lumière sur ces zones d’ombres, gardent le silence et leurs …distances, l’on se demande, si certains ne s’en f.. pas royalement, des destinées que prend  l’argent du contribuable dans notre Botola et notamment dans les recrutements et les ventes « bidons » des joueurs!

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