Coronavirus : La controverse entre écoles privées et parents d’élèves

En ce début du mois d’avril, un réel bras de fer s’est engagé entre les écoles privées et les parents d’élèves, sur l’exemption des frais mensuels de scolarité en cette période d’urgence sanitaire, ou du moins, à privilégier des facilités de paiement, essentiellement pour les familles dont les revenus ont été affectés par le ralentissement de l’activité économique, en raison de la pandémie du covid-19.

Certaines écoles privées, pour ne pas dire la majorité, ont adressé, en ce début du mois, un courrier aux parents d’élèves leur rappelant de s’acquitter des frais de scolarités de leurs enfants pour le mois d’avril. Un rappel qui a été très mal perçu par les familles dont les revenus ont été impactés par cette crise sanitaire.

Il est certain que les écoles privées doivent assurer la continuité aussi bien des activités éducatives à distance, de manière moins soutenue qu’en période normale, mais elles doivent nécessairement assurer le paiement de leur personnel. Une équation dont l’équilibre reste difficile à assurer.

Cependant, ces écoles ne devraient pas négliger la situation financière de certaines familles dont le revenu a été réduit ou même suspendu, et qui ne peuvent s’acquitter des mensualités scolaires de leurs enfants. Une solution qui devrait tenir compte des circonstances de chacune des parties doit être envisagée.

Vu, le contexte actuel de l’urgence sanitaire, l’Etat devrait intervenir et trouver un consensus en mesure de satisfaire les deux parties, qui ont chacune leurs contraintes socio-économiques.

Certes des mesures ont été prises par le gouvernement pour aider les familles dont les ressources ont été affectées par ce ralentissement économique, et aussi pour venir en aide aux TPME, dont les écoles privées font partie. Cependant, bien que ces aides demeurent insuffisantes, il faudrait que les deux parties trouvent un juste milieu, selon les circonstances de chaque établissement et de chaque famille, afin que cette période d’urgence sanitaire n’affecte pas les relations entre les deux parties, et surtout la continuité de la scolarité des enfants..

Il faut noter que les prix pratiqués par les établissements scolaires privés ne sont pas réglementés par l’Etat, et que la recherche du bénéfice dans le secteur privé reste le maître mot. Une faille qui devrait être corrigée par la mise en place de normes nationales qui permettront la réglementation de ce secteur.

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