Connaître son patrimoine urbain, une mise au point au profit des jeunes jdidis(suite)

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Par: Mhammed Beddari

-Noms de personnalités qui ont constitué le support idéologique du mouvement national marocain tel qu’Abou chouaib Doukkali, sdaighi,qui avec moulay Mohamed ben larbi Alaoui, incarnaient au Maroc, le salafisme éclairé de Mohamed abdou  et Rachid Rida. Entre dans ce cadre, aussi, Ibn Badis, qui a joué le même rôle en Algérie, et encore plus, parce qu’ ‘il a dirigé lui même le mouvement des oulémas contre la présence coloniale Française.

-Noms qui Sont liés au mouvement de la résistance: Tarik al ichrine, littéralement, la route du 20, c’est à dire du 20 Août 1953, jour où l’autorité du protectorat dépassait toutes les limites, en s’attaquant directement au symbole politique et religieux du pays, Mohamed ben youssef, qui fut envoyé, avec sa famille à l’exil. On peut rattacher à cette action les noms de: libération, martyrs, résistance, ainsi que les noms des résistants tels que : Zerktouni, Hansali et consorts.

-Noms des érudits ou (Alims):On entend par le mot Alim, aussi bien le Sens contemporain, c’est à dire, un érudit spécialisé dans les études religieuses (Tafssir, oussoul, Hadite) que le sens qui régnait pendant la période des

Califats Ommeyade et Abbasside, qui embrassait plusieurs domaines du savoir. Parmi les premiers, Haj M hammed Errafii fait figure de prototype. On ne possède, malheureusement, pas beaucoup de renseignements sur cette personnalité historique d’El- jadida, le peu que l’on sait, nous provient de la tradition orale qu’il faut utiliser avec prudence. Pourtant, nous raconte t-on. C’était un homme qui vivait entre des centaines des livres et manuscrits, et sa bibliothèque, qui se trouve probablement, chez un membre de la famille Abbadi , aurait pu nous donner d’amples informations sur lui, et sur la nature et la profondeur de sa culture. Disons à la fin, que Haj M hammed Errafii vivait des dons des mécènes, et qu’il dépensait très vite tout ce qu’on lui donnait, pour rentrer s’enfermer avec ses livres. Il est enterré à sidi Ahmed Nkhal. On peut citer un autre Fquih, de moindre notoriété que le précédent, il s’ agit du fquih Bahbouhi. Entre dans cette catégorie, non pas, cette fois-ci, des fquihs locaux, mais des alims orientaux, tel que l’illustre imam Chafii, un des quatre grands imams sunnites.

La deuxième catégorie comporte des érudits tels qu’ibn Sina  (médecin praticien et philosophe), Razi  (des véritables encyclopédistes, en somme).

-Noms des notables de la ville, tels que Abderrahmane Ben Touila, Bouchaib Bouchtia, les jdidis de mon âge se rappellent de ce bel homme élégant, qui détenait le monopole du transport  de la ligne routière, El-jadida-Settat, via Had ouled Frej. Il avait présidé quelque temps le comité du Difâa. On peut citer aussi, Alami ben Dagha, dont la (sorba ) qu’il dirigeait au moussem de moulay Abdallah se composait d’un nombre impressionnant de cavaliers, ce qui montre l’origine rurale de cette famille. D’ailleurs, un des ailleuls de ben Dagha était au dix-neuvième siècle un protégé suédois, d’après les archives du Quai d’orsay, et c’est probablement ce statut de protection étrangère qui à l’origine de la consolidation de la fortune familiale, constituée essentiellement de grands domaines agricoles.

-Noms des institutions marocaines (Forces armées royales) ou arabes (jamiâ Arabia, ex nom de l’actuel mohamed VI.

-Noms qui se rapportent à l’épopée de la marche verte et la récupération du Sahara marocain: Massira,Bir anzarane, Lâayoune,Dakhla etc. ….

-Noms enfin, qui  ont un rapport avec l’action terroriste qui a frappé le Maroc le 16 mai 2003 causant la perte de plusieurs cadres marocains, entre autres, Abdelkrim Moundib dont le nom est porté par la rue qui fait la jonction entre les boulevards Mohamed six et Mohamed V (ex rue Carpozen).

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