Cimetières d’El Jadida : la saturation

 

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Les cimetières  incarnent  le respect à l’égard du mort et la préservation de sa dignité et de ses droits. Ils constituent  un lieu auquel doit être conféré toute l’attention en vue de lui permettre de contribuer à l’embellissement et à la joliesse de  nos villes.

En raison du rythme de l’urbanisation et de l’extension de l’espace urbain que connait El Jadida, les cimetières commencent à poser avec acuité, plusieurs problématiques inhérentes, entre autres, à leur mode de gestion et à leur préservation.

L’état de délabrement actuel auquel est assujettie la totalité de ces espaces funéraires dans notre ville, souffre d’une inexistence des superficies qui doivent leur être normalement réservées et dont la capacité d’accueil actuelle est pratiquement  saturée.

Une telle situation requiert du Conseil municipal et des autorités locales, en particulier, de tout mettre en œuvre en vue de trouver des solutions urgentes à même de satisfaire la demande croissante des lieux d’inhumation dans la ville.

Dernièrement, il y a eu une Fatwa du Conseil supérieur des Oulémas relative à l’adoption d’une nouvelle méthode d’inhumation (tombes superposées) en tant que moyen de nature à faire face au déficit des espaces réservés aux cimetières est envisagé.

Ce dernier  avait préconisé l’adoption d’une approche non-hâtive et de patienter avant de trancher sur la légalité de cette forme d’inhumation, et que la méthode d’inhumer doit demeurer inchangée et telle que reconnue par la Charia et les coutumes.

Dans l’attente de glaner des solutions efficientes et susceptibles de satisfaire la demande grandissante sur les tombes, la problématique des cimetières à El Jadida , exige une approche globale qui portera sur leur extension, la création d’autres, leur gestion moderne et l’embellissement de ces endroits funèbres qui font incontestablement partie de l’espace public.

Il s’avère « tout à fait inadmissible » de considérer les cimetières en tant qu’espace « mort » juste parce qu’ils accueillent des morts, mais plutôt un espace « vivant » dans le paysage général des villes et des campagnes, conformément à une stratégie bien ficelée et complémentaire d’aménagement du territoire et de l’espace.

Espérons que notre appel soit entendu, car après tout, les décideurs d’aujourd’hui, ne seront-ils pas enterrés là demain ?

« Iwa fiq a toufiq ».

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2 Thoughts to “Cimetières d’El Jadida : la saturation”

  1. Janfir

    Jadis, les bons et pieux musulmans offraient ( fi sabili allah ) des cimetières entier. De nos jours l’idée est étrangère, voire, inconcevable pour nos musulmans. La charia est un ramassis d’interprétations religieuses pour justifier des décisions politiques anachroniques. Dans des moments de lucidité, il m’arrive de me domander où peut-on trouver ce fou qui va donner des centaines d’hectares pour enterrer des morts. Il se peut que ce fou de Dieu est interné à Bouya Omar. Zut, Bouya Omar a fermé ses portes. Donc il nous reste une seule option. Celle des incinérations.

  2. Janfir

    En rendant visite dans nos cimetières musulmans où gisent membres de ma famille et de mes chers défunts, alerté aux serpents et aux vipères qui me font penser aux tableaux qui décrivent (dépictent) des scènes purgatoresques de toutes imaginations. La seule sensation qui me vient à l’esprit, c’est que je suis à l’enfer. Comme disait l’autre, l’urbanisation de nos espaces vécus, n’est que l’image de l’urbanisation des aspaces de nos morts. Nous musulmans, nous sommes devenus une espèce porcine, des scatophages où l’ordure en nous nous ne déplaît point.

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