Azemmour: L’Histoire insolite d’un Tombeau et de  » Son » Trottoir….

Par: Abdellah Hanbali

Azemmour est certes  l’une des  villes  du royaume, où se concentre  un grand nombre de Tombeaux. Certains y sont parmi les plus connus,.

En effet, Qui ne connait pas Moulay Bouchaib Erradad (3attay la3zara), dont une grande partie d’hommes Azemmouris, jdidis, et un peu partout dans la région,  en porte le prénom (Bouchaib) ?

Qui ne connait pas Lalla Aicha Al Bahria, et sa popularité dans les quatre coins du royaume, notamment, auprès   des vieilles filles, qui viennent s’y baigner, pour, soit disant, chasser le mauvais œil (Anna7s) et se trouver un riche mari  ?

Qui ne connait pas Sidi Ouaâdoud, dont le Tombeau se trouve sur l’autre rive de l’Oued Oum Rabiâ, en face de Lala Aicha Al Bahria,, si populaire auprès des femmes stériles…?

Toute une légende à laquelle, Azemmouris et habitants de la région  y croyaient et dont ceftains, croient encore…dur comme fer:

Lalla Aicha, « s’arrange  » pour vous trouver un mari, exactement comme le ferait  une  agence matrimoniale aujourd’hui …. Sidi Ouaâdoud,, s’occupe, lui, de votre fécondité , si par malheur, il s’avère que vous êtes stérile…Et Moulay Bouchaib, « s’arrange »  de son côté, à vous rendre la vie belle, si par malheur, vous n’en avez  que des filles , alors que  aimeriez bien donner naissance à un petit garçon, ne serait, ce, qu’histoire d’assurer vos biens à votre progéniture ( sic).

Si beaucoup connaissent ou ont entendu parler de ces Saints, peu connaissent, le Tombeau de  Sidi Mohammed Ben Abdellah !!!

Pourtant, son tombeau se trouve en plein centre-ville d’Azemmour. Il en occupe   même une grande partie des trottoirs, sans que cela ne semble, à priori,  déranger les  responsables.

A l’instar de Lalla Zahra à El-Jadida, Sidi Mohamed Ben Abdellah occupe, lui aussi, toute la largeur des trottoirs et oblige, de par son emplacement,  tout piéton, à ses risques et périls, à le contourner et à marcher sur la route.

Dans un pays où les autorités, via un matraquage médiatique, ne cessent, soit disant,  de « nous donner des leçons » sur le code de la route et  le bon comportement à adopter, l’on se demande comment un tel phénomène, puisse, encore, continuer d’exister.

A qui incomberait la faute en cas d’accident? Au piéton, obligé de contourner le « Saint »? Aux responsables, qui continuent à fermer les yeux, histoire de ne pas  » froisser » les « croyances » de certains? Ou au « Saint » qui continue à « squatter»  les trottoirs?.

Qu’est ce qui empêche de déménager  ce « Saint » dans un quelconque cimetière d’Azemmour, où il ne sera finalement qu’à sa véritable place, tout en libérant les trottoirs, et cerise sur le gâteau,  la vue et le soleil, à des voisins condamnés à perpétuité, à ne jamais en profiter ?

Certes, on doit reconnaître que ce n’est pas le Tombeau de Sidi Mohammed ben Abdellah qui est venu occuper les trottoirs, puisqu’il était là, bien avant l’aménagement de la ville. Or, ceci ne doit nullement  nous empêcher de l’enterrer dans un  lieu plus adéquat, Tout, mais surtout pas,  …sur un trottoir et… en plein centre-ville.

Et si cette situation de statu quo  persiste encore et toujours, alors, ne soyons pas surpris, si demain, des Tombeaux nous servent de ronds-points!!!

Wa Fiq A Chafiq… ( À bon entendeur…).

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