Alouane Doukkala :Quatrième édition

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De D à G: Abdelouahab Doukkali, Rahoul, le gouverneur Jamiî et Driss Tahi

Par: Driss Tahi

Une belle mosaïque soigneusement assemblée par les organisateurs de la quatrième édition du festival Alouane Doukkala ; musiciens, chanteurs, poètes, écrivains, conférenciers, journalistes, critiques d’art … plus de cent participants ont répondu à l’appel de Doukkala. Des artistes Marocains, des étrangers de pays Arabes, d’Australie, des Européens, et même des Canadiens, des latino Américains…Bref,  un rendez vous désormais attrayant et incontournable.

La cérémonie d’ouverture en présence de M. Jamiî, gouverneur de la ville, a eu lieu sous un imposant chapiteau blanc dont la salle d’exposition a accueilli 70 toiles.

Dressé au pied des arbres d’eucalyptus jouxtant le superbe et verdoyant parcours de golf du Pullman ,un bel hôtel pied dans l’eau sur l’une des magnifiques plages doukkalies Al Haouzia ,non loin de la ville d’Azemmour .

un site fabuleux, un temps radieux, une journée printanière et ensoleillée, des convives enjoués et des organisateurs bienveillants; tout ce qu’il faut comme ingrédients pour réussir un événement De cette ampleur. .

Chaque page du programme de cette année a été méticuleusement préparée et réglée comme du papier à musique ; ça commençait tôt et se poursuivait jusqu’à des heures tardives, et contenait une richesse abondante,  culturelle et artistique.

D’El Jadida à Azemmour en passant par El Haouzia et de là à Sidi Abed, trois destinations tout au long desquelles les invités ont découvert autant de paysages et d’espaces propices à l’inspiration et à la créativité ,ce qui s’est traduit lors de la visite prévue dans la vieille ville d’Azemmour et qui s’est terminée sur les berges d’Oum Errabii par un fabuleux atelier auquel ont participé sans hésitation tous les peintres présents , et qui a vu éclore une dizaine de toiles sublimes dans un élan d’improvisation impulsé par la beauté du site et l’ambiance bon enfant dans laquelle évoluait et baignait cette belle, joyeuse et attachante communauté d’artistes.

A chaque halte pour un repas ,et à chaque pause café, les lieux se transformaient de fait, en scène de théâtre où les talents se livraient enchantés à des prestations ,des échanges et des dialogues improvisés, riches en poésie et en Zadjal, accompagnés de musique et de chants où la beauté des mots se mêle à celle des voix et des couleurs.

Le festival a connu aussi la tenue d’une conférence et une cérémonie de remise de trophées.

Des moments inoubliables qui constituent une « véritable thérapie » selon le peintre Koweitien Naji El Hay qui était jusqu’à son arrivée à El Jadida sous traitement médical, et a avoué avoir suspendu de lui même la prise de ses médicaments dés le début de son séjour,  tellement il se sentait mieux sous l’effet festif de ces agréables moments marqués aussi par la chaleur de l’accueil et le bon service offert par les Doukkalis : organisateurs, autorités et hôteliers surtout.

Certaines célébrités marocaines du monde des arts plastiques ont tenu à marquer de leurs empreintes l’événement eu égard à son importance, apportant manifestement une valeur ajoutée à cette quatrième édition du festival, notamment Abdelouahab Doukkali (qui a participé avec une toile représentant le portrait de Paul Gauguin) . Saâd Ben Seffaj ,Abderahmane  Rahoul , Abdelkrim Al Ghattas ,Hossein Talal, Ahlam Lemseffer. Abdellah Dibaji , Nouredine Benouakas ,Jamaleddine Chraibi…

Zhour Maânani et Nabil Fahmi ont encore une fois, malgré toutes les difficultés rencontrées réussi un pari, et ce grâce à l’abnégation dont ils ont fait preuve, et la volonté dont ils se sont armés, et à l’expérience professionnelle dans le domaine de l’événementiel qu’ils ont acquise durant toutes ces années.

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