Maison du Maroc à Paris: ‘ Ève en liberté’ rend hommage à la femme

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Mustapha Saha, organisateur de cette exposition a été par le passé, directeur artistique, sous la bienveillance du regretté Mohamed Kouam, de deux expositions précédentes, qui se sont parfaitement déroulées dans le respect du fonctionnement administratif de l’institution et de la liberté de création des artistes. Ces deux manifestations ont été décidées et réalisées en bonne intelligence et en complémentarité soucieuse des compétences respectives.

La Maison du Maroc a toujours été une structure d’accueil et le directeur artistique, le maître d’œuvre d’une manifestation ponctuelle, qui se conçoit dans son indivisibilité artistique.

Du temps du regretté  Mohamed Kouam, si Mustapha Saha  avait avec lui, une même approche éthique de la culture, nourrie par leurs trajectoires universitaires respectives. Ils partageaient une même conscience de leur devoir pour le rayonnement culturel du Maroc. Leur parole valait contrat. L’hommage que je ssi Mustapha lui ai rendu, publié dans plusieurs journaux marocains et internationaux, « MOHAMED KOUAM, HOMME DE SCIENCE ET DE CONSCIENCE», témoigne de cette réciprocité enrichissante.

Il n’est pas d’exposition artistique digne de ce nom sans directeur artistique, qui orchestre la concrétisation technique, cimente l’unité thématique, agence la cohérence scénographique,  synchronise les styles et les talents. Ce n’est pas l’événement qui crée les œuvres. C’est la qualité des œuvres et leur harmonisation créative qui créent l’événement. L’exposition collective est, par elle-même, une œuvre synthétique.

Mustapha Saha travaille, depuis un an, à la préparation de cet  événement. Il y a investi son temps et ses moyens. Il a  patiemment tissé les liens avec  les artistes participantes. Il a assidûment suivi leur travail, leur prodiguant conseils et soutien artistique. Dès lors qu’ils ont  décidé sa réalisation, d’un commun accord, il n’a  ménagé aucun effort pour assurer sa réussite.

Cheville ouvrière

Mustapha Saha aurait  voulu que les artistes se déplaçant spécialement du Maroc bénéficient d’une prise en charge de leur transport et de leur hébergement. Cette demande a été catégoriquement rejetée. Il n’en a pas fait un motif d’empêchement. Il aurait voulu obtenir une aide matérielle et un remboursement des frais engagés. Il a essuyé un refus automatique. Il a malgré tout persévéré à construire le projet pierre par pierre.

Cette exposition n’a aucun but lucratif. Chaque artiste participante crée généreusement une œuvre compatible avec la thématique sans rien recevoir en retour, sinon le sentiment d’une contribution utile à la cause de la femme et à la culture marocaine. Des noms connus et reconnus mondialement ont accepté d’y participer par amitié. La Fondation Maison du Maroc s’honorera de la tenue de cet événement quand elle mesurera ses retombées durables. Les artistes sont des personnalités indépendantes, des électrons libres, réfractaires aux contraintes bureaucratiques. Leur effervescence intérieure est leur matière première et la liberté leur carburant. Il faut  avant tout protéger leur sensibilité singulière et valoriser leur indéfectible attachement à cette précieuse liberté de création consacrée par la Constitution marocaine du 11 Juillet 2011, qui stipule dans son article 25 : « Sont garanties les libertés de pensée, d’opinion et d’expression sous toutes leurs formes. Sont garanties les libertés de création, de publication et d’exposition en matière littéraire et artistique et de recherche scientifique et technique ».

Voilà dans quel esprit  Mustapha Saha entreprit ce projet en ponctionnant beaucoup de temps et d’énergie sur son propre travail scientifique, et sur ses propres productions  littéraires et artistiques.

 

 

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