A El Jadida, il vaut mieux ne pas tomber malade.

Ceci n’est pas une boutade d’humour noir . Cette ville a toujours été un vrai désert médical, et la pandémie a aggravé les défaillances en la matière et a mis à terre le système sanitaire en crise depuis belle lurette.

En l’absence de laboratoire habilité à procéder au test de dépistage du Corona par PCR, les citoyens craignants d’être infectés par le virus sont désemparés et ne savent point à quelle porte frapper pour ce faire.

Dirigés vers l’hôpital Mohamed V, ils sont mal renseignés, ils sont ballottés d’un étage à l’autre, d’une salle à l’autre,  la fatigue et l’inquiétude risquant d’aggraver leur état… La plupart passent la journée entière à être trimbalés entre les couloirs de l’hôpital, et   un personnel incapable de les orienter. Pour finalement se voir renvoyer au lendemain, où on leur dit qu’il faut s’inscrire au préalable à la préfecture…

On leur délivre une ordonnance préétablie avec une liste de médicaments …De PCR, point…Il faut aller l’acquérir à la pharmacie… là non plus, pas trace de tests. C’est finalement à la parapharmacie qu’ils sont disponibles.

Mais faut-il se demander jusqu’à quand avec cette guerre de monopole  où c’est le pauvre citoyen qui paie les pots cassés.

Aujourd’hui, une chose est claire, entre théorie et réalité, il y a un grand gap dans la santé publique.

Etre en bonne santé est devenu un prestige et non un droit.

Khadija Benerhziel

Related posts

Leave a Comment