El-Jadida : une histoire qui s’éteint …une vision qui fait défaut

Il n’y a vraiment aucun sens à laisser la Cité portugaise sombrer dans l’obscurité dès la tombée de la nuit. Ce joyau historique, classé et chargé de mémoire, mérite mieux qu’un silence noir et indifférent. Un simple éclairage, peu coûteux au regard des budgets engagés ailleurs, suffirait à lui redonner une âme, à sublimer ses remparts et à offrir à la ville un supplément de charme et de dignité.
On ne peut alors s’empêcher de s’interroger. Pourquoi des responsables, comme Benrbiâ et tant d’autres avant lui, briguent-ils la présidence de la commune urbaine sans vision claire, sans projet structurant, sans la moindre idée capable d’inscrire El-Jadida sur la voie du progrès et de l’épanouissement ? Gouverner une ville, ce n’est pas gérer l’existant au jour le jour, c’est aussi, et surtout, savoir rêver pour elle et traduire ces rêves en actes concrets.
Et le gouverneur, que pense-t-il de tout cela ? Son regard se pose-t-il encore sur cette cité qui fut jadis une fierté nationale et qui, aujourd’hui, donne le sentiment de régresser à petits pas, dans une indifférence presque institutionnalisée ? Un effort, un seul projet porteur, une réalisation visible et durable suffiraient pourtant à marquer les esprits et à inscrire leurs auteurs dans la mémoire collective de la ville.
Mais le temps passe, El-Jadida s’essouffle, et ses responsables, eux, semblent surtout s’activer à en tirer les ficelles, loin des préoccupations réelles des habitants. Triste paradoxe d’une ville au passé glorieux, livrée à un présent sans éclat, et à des lendemains qui tardent à s’illuminer. Malheureux, tout simplement.
Abdellah Hanbali

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