Le derby de cette saison, à l’opposé des précédents, a opposé deux formations en quête de repères, peinant à sortir de la zone de turbulence et à retrouver un fond de jeu digne des attentes de leurs fidèles supporters.
Lanternes rouges avant le coup d’envoi, les Jdidis ont su puiser dans leurs dernières ressources pour éviter d’être distancés par les autres équipes du bas du tableau. Ce sursaut, intervenu au moment où plus rien ne semblait sourire au Difaâ, témoigne d’un sursaut d’orgueil collectif salutaire.
Certes, la victoire de ce soir n’efface pas toutes les inquiétudes. Elle représente avant tout une bouffée d’oxygène, un sursis précieux qui ne garantit pas encore la sortie de la zone rouge. Sans continuité ni confirmation dans les prochains matchs, les Doukkalis risquent de replonger dans leurs travers. Car cette situation est avant tout la conséquence directe d’une stérilité offensive et d’un manque de régularité depuis le début de la Botola Pro.
Mais il faut saluer la réaction d’un onze jdidi qui, dos au mur, a su répondre présent. À défaut d’un grand football, les coéquipiers ont fait preuve de combativité, de solidarité et de cette fameuse grinta qui peut, à elle seule, sauver une saison.
Gardons donc espoir : si le talent peine parfois à s’exprimer, la volonté et la hargne peuvent encore permettre au Difaâ de s’accrocher et d’éviter la relégation directe. Ce soir, les trois points valent bien plus qu’une simple victoire, ils symbolisent un réveil, timide mais vital.
Abdellah Hanbali
