El-Jadida : ces hangars qui défient le temps… et la modernité

Parmi les décisions les plus courageuses prises par le gouverneur sortant d’El-Jadida, M’hammed Atfaoui, figure celle de s’attaquer enfin à ces hangars vétustes qui bordent le boulevard Mohammed V (Al Harya). Ces bâtisses en ruine, dont les propriétaires se contentent de regarder la valeur foncière grimper sans jamais investir le moindre dirham, continuent d’enlaidir l’une des artères les plus emblématiques de la ville.

Feu Masmoudi, alors président du conseil communal, avait pourtant fixé 1985 comme date butoir pour leur destruction et leur remplacement par des constructions modernes, dignes d’une ville côtière en plein essor.
Quarante ans plus tard, rien n’a bougé : les hangars sont toujours là, laids, décrépits, mais terriblement rentables pour ceux qui les laissent dormir debout.

M. Atfaoui, rompant avec la passivité ambiante, avait décidé de remettre de l’ordre. En imposant une taxe annuelle sur les terrains non bâtis et en programmant la démolition des structures délabrées, il voulait par cet acte, contraindre les propriétaires à agir et à contribuer à la modernisation d’El-Jadida. Une décision courageuse, là où d’autres avaient choisi le silence ou la complaisance.

Mais voilà que le gouverneur vient d’être nommé Wali de la région de l’Oriental. Et déjà une question se pose :
le nouveau gouverneur poursuivra-t-il l’œuvre entamée par M Atfaoui ou se contentera-t-il de s’enfermer dans son bureau, attendant une éventuelle prochaine promotion ?
Nous disons cela car El-Jadida n’a plus besoin de promesses, mais d’actes… Et surtout, d’une continuité dans l’action publique.

Abdellah Hanbali

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