L’un des plus grands numéros 10 de l’histoire du football marocain, Azzedine Amanallah, a été victime d’une intoxication alimentaire aiguë ayant nécessité son transfert en urgence vers une clinique privée.
Une nouvelle qui a suscité l’émoi parmi les amateurs de football, notamment ceux du DHJ, où le joueur a longtemps brillé avant de poursuivre sa carrière en France, à Besançon puis à Niort. À tel point que le quotidien L’Équipe l’avait un jour classé parmi les meilleurs meneurs de jeu en France, juste derrière Michel Platini.
Mais au-delà de l’émotion, cet incident remet cruellement en lumière les failles du système d’hygiène et de contrôle alimentaire dans notre ville. En cette fin de septembre et début octobre, marquée par une canicule inhabituelle, les risques d’intoxication se multiplient, surtout lorsque la chaîne du froid n’est pas respectée. Ce manquement, malheureusement courant, continue de provoquer des accidents parfois tragiques.
Le service d’hygiène, censé veiller à la sécurité alimentaire, se distingue par son inefficacité chronique, tandis que nos élus se réfugient derrière les excuses désormais classiques : manque de personnel qualifié, de moyens techniques et de matériel de contrôle. Des arguments qui ne tiennent plus face à la récurrence de ces situations, dont les citoyens restent les premières victimes.
Il est urgent que ces carences structurelles soient corrigées, car la santé publique ne saurait rester otage d’une gestion approximative. En attendant, souhaitons un prompt rétablissement à ce joueur d’exception, fierté d’El Jadida et artiste du ballon rond qui, une fois encore, fait parler de lui, mais cette fois pour de bien tristes raisons.
Abdellah Hanbali
