Jadida : une femme de 58 ans retrouvée pendue à Ouled Frej

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Un drame secoue la province d’El Jadida. Ce week-end, aux environs de 22 heures, une femme âgée de 58 ans a été retrouvée sans vie dans son domicile, au douar Ouled Hajjaj relevant de la commune d’Ouled Frej. Son corps pendait au plafond, suspendu à l’aide d’un foulard.

La dépouille a été transférée à la morgue de l’hôpital provincial Mohammed V à El Jadida, pour autopsie, sur instruction du parquet compétent, afin de déterminer les causes exactes du décès.

En attendant les résultats de l’enquête, l’hypothèse du suicide n’est pas écartée. Et si tel devait être le cas, ce drame ne serait pas un cas isolé mais le symptôme d’un mal plus profond qui ronge nos sociétés rurales comme urbaines.

Car derrière ces gestes désespérés, il y a souvent des vies cabossées : des femmes et des hommes écrasés par le poids des difficultés financières, de la maladie, des épreuves affectives. Des personnes qui se débattent seules dans un quotidien de souffrance, sans soutien réel de leur entourage, sans oreille attentive, sans cette solidarité de proximité qui jadis faisait la force des familles marocaines.

Les relations familiales, qui constituaient autrefois un rempart, se fissurent aujourd’hui sous l’effet de l’individualisme, de l’exil, de la précarité. Et l’absence de structures d’écoute et de soutien psychologique ne fait qu’aggraver le désarroi de ces personnes fragiles, laissées à elles-mêmes jusqu’au point de non-retour.

Ce drame, comme tant d’autres passés sous silence, doit être un signal d’alarme. Les pouvoirs publics, mais aussi la société dans son ensemble, ne peuvent plus détourner le regard. La mise en place d’un accompagnement psychologique de proximité, le renforcement des liens de solidarité, et une véritable prise en charge des plus vulnérables s’imposent comme une urgence. Car derrière chaque suicide, il y a une histoire de solitude et d’abandon collectif.

Abdellah Hanbali

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