À El-Jadida, l’on investit dans des radars de dernière génération pour traquer les excès de vitesse, les auteurs des feux rouges grillés… et renforcer la sécurité routière. Un effort technologique louable, certes… mais qui contraste avec une réalité absurde : des feux de signalisation défaillants, cassés, voire carrément dévissés, pendants ou orientés vers le sol, invisibles pour les automobilistes.
Dans plusieurs carrefours du centre-ville, c’est désormais la loi du hasard qui prévaut. Faute de feux visibles, chacun tente sa chance, avance à l’aveuglette, multiplie les coups de klaxon et les gestes d’agacement. Résultat : un dangereux ballet d’automobiles, de motos et de piétons, où l’accrochage n’est jamais loin.
C’est une véritable roulette russe qui se joue chaque jour sous les yeux indifférents de ceux qui, pourtant, ont la responsabilité de garantir un minimum de sécurité. Pendant que les radars flashent, les feux eux, restent muets. Et dans cette cacophonie urbaine, c’est l’usager qui paie le prix fort.
Abdellah Hanbali
