Naguère, ils étaient plus d’une dizaine: le TIT, le Relais, le Beauséjour, la Brise, le restaurant du port, le restaurant du Jorf Lasfar, le Marrakech, Khaima, le restaurant du camping, le Requin Bleu….Aujourd’hui, quand ils n’ont pas fermé leurs portes, ces » restaurants » se sont transformés, au fil du temps, en de vulgaires bars, dans ce qu’on peut appeler, une transgression manifeste des lois marocaines en vigueur.
Tout touriste arrivant pour la première fois à El-Jadida, sera trés déçu, en poussant la porte de ce qu’il croit être un restaurant. Neuf fois sur dix, il se retrouvera dans des lieux infâmes où l’ambiance n’a aucun rapport avec l’endroit qu’il est venu chercher pour une soirée tranquille en famille.Parce que pour le commun des mortels, un vrai restaurant est un lieu où on cherche à mettre la gastronomie à l’honneur : plats de qualité, accueil attentif, service soigné,cadre agréable et une cave honorable. Et pour réussir ce tour de force, seuls les bons gestionnaires, ceux qui maîtrisent parfaitement leurs affaires et possèdent ce tact dans le contact, peuvent persévérer et aller jusqu’au bout.
Un triste constat qui fait qu’aujourd’hui, deux seuls restaurateurs méritent ce label à El-Jadida: il s’agit de Nabil » Bleu Heaven », après des décennies de loyaux services au « Requin Bleu » jusqu’à sa fermeture et Ôbbad » Ali Baba »
À ces deux professionnels, est venu s’y greffer le restaurant « VIVO » qui s’en sort admirablement, depuis son inauguration il y a quelques années.
Vrais que le gouvernement ne délivre plus de licences pour ouvrir de nouveaux bars. Et qu’à ce jour, seuls les restaurants les cabarets et les night-clubs en jouissent encore. Cette restriction pousse certains propriétaires à ouvrir des » restaurants » qu’ils gèrent comme des bars, une fois les licences obtenus.
Autre avantage, les restaurants ferment à minuit, alors que les bars sont sommés de fermer à 22h00. Quant aux cabarets et night- clubs,ils ne baissent le rideau qu’ à 03h00.
Voilà pourquoi au moments où la majorité des villes du royaume voient augmenter le nombre de leurs restaurants et la diversité des menus proposés, à El-Jadida, ils régressent comme une peau de chagrin.
Est- ce si difficile aux autorités de tirer la sonnette d’alarme et de mettre la pression sur les restaurateurs pour les acculer à offrir les services pour lesquels ils ont initialement obtenu leurs licences?
Demain, le Maroc organisera la coupe d’Afrique , puis la coupe du monde. Les touristes vont affluer des quatre coins de l’univers, qu’aurons- nous à leur proposer comme menus à part l’alcool?
Les restaurants gastronomiques d’El-Jadida? Quels restaurants?
