El Jadida défigurée par la saleté…

La gestion des déchets reste un défi dans de nombreuses villes, nécessitant des investissements continus dans les infrastructures de gestion des déchets, la sensibilisation du public au tri et à la réduction des déchets, ainsi que l’adoption de technologies et pratiques innovantes pour le recyclage et la réduction des déchets.
À El Jadida, l’installation des bacs à ordures ( barkassates) dans les rues principales semble n’avoir eu aucun effet sur le problème persistant de propreté, attribuable à plusieurs facteurs. Parmi ceux-ci, le comportement irrespectueux de certains habitants qui ne suivent pas les horaires de ramassage des ordures ménagères et les jettent partout et n’importe comment, et une gestion inefficace des déchets sous toutes ses formes. Beaucoup accusent les citoyens, eux-mêmes piégés par leur propre manque de civisme, tandis que d’autres pointent du doigt la responsabilité des gestionnaires de la chose publique, qui semblent être hors ligne et manquer de stratégie cohérente pour améliorer la situation, reflétant ainsi des pratiques enracinées dans une société ayant depuis longtemps dévié de ses normes éducatives. Et la goutte qui fait déborder le vase , c’est quand les éboueurs font grève, les ordures qui s’entassent partout favorisent la multiplication de microbes et de parasites variés, ainsi que l’augmentation des essaims de mouches et de moustiques. Sans oublier la présence de rats et de chiens, qui peuvent transmettre de nombreuses maladies.
Au fil des ans, El Jadida s’est transformée en une ville qui semble avoir perdu son âme, une évolution regrettable qui ne fait pas honneur à ses habitants. La nouvelle génération n’a pas su prendre le relais de la précédente, jadis considérée comme un modèle positif à tous égards et représentative de l’identité de la ville. La gestion des déchets ménagers reste largement inadéquate, faute d’infrastructures environnementales adaptées, impactant négativement la qualité de vie urbaine. Jadis célèbre pour son charme unique, la ville est aujourd’hui défigurée par les déchets, devenant de plus en plus répulsive. On peut affirmer sans exagérer que s’il existait un prix de saleté, il lui serait décerné. La perle de l’Atlantique est devenue la perle des ordures et c’est peu dire … Les citoyens incapables de gérer correctement leurs déchets ne pourront vraisemblablement pas progresser dans d’autres domaines. Au vu de tout cet incivisme, on a du mal à croire que ces gens-là , aussi bien les habitants que les gestionnaires, aiment réellement leurs ville, car quand on aime sa ville, on est pour sa propreté, son développement, on instaure une éducation à la propreté, on s’active à redorer son blason de ville propre et celui d’une cité où il fait bon de vivre…
Khadija Benerhziel

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