El Jadida : Grave accident à cause des chaussées non réaménagées

Grave accident dont ont été victimes deux adolescentes à Hay Amal à leur sortie des cours de soutien. Elles étaient à bord d’une moto et l’état délabré de la chaussée a provoqué leur chute à cause d’une «fosse», disons-le, que la pauvre fille qui conduisait n’a pas pu distinguer en raison d’un mauvais éclairage de la rue. L’une des filles a été victime d’une grave blessure au niveau de la tête.

Faut-il rappeler que l’entretien des voiries est une obligation incontournable, vu l’effet de l’usure et de l’érosion ?

Difficile de parler de chaussées quand on se hasarde à prendre les chemins délabrés des ruelles, surtout de nuit en cette période hivernale où la nuit s’étend sur près de 16 heures, et donc on se rend bien compte que l’obscurité dure bel et bien toutes ces longues heures.

Tout ceci pour dire que le phénomène n’est pas exceptionnel et que la Commune doit en tenir compte, et s’assurer que les conditions de circulation des citoyens (piétons ou motorisés) doit être assurée.

Qui dit sécurité de circulation dit aussi assurer un éclairage public adéquat, mais aussi une chaussée bien aménagée et sans nids-de-poule.

Le constat est bien amer car les citoyens de cette ville ont bien compris qu’il ne sert à rien de se lamenter sur le sort qui a été réservé à cette ville qui est livrée à elle-même. Les élus locaux ne semblent pas vivre dans cette ville-douar qui parait ne plus disposer de Conseil Communal en mesure de gérer son quotidien, à savoir la propreté, l’éclairage public, les chaussées bien entretenues…

La situation est alarmante et le quotidien des citoyens est devenu invivable.

Pourtant, chaque année on entend parler de l’allocation d’un budget qui se chiffre en millions de dirhams, sans que le résultat escompté n’aboutisse à une réelle remise à niveau de ces routes et rues de la ville, si bien qu’on se rend à l’évidence que c’est loin d’être une question d’insuffisance de budget, mais bel et bien un problème de manque de compétence ( ???) dans la gestion des deniers publics et des priorités dans la planification des dépenses.

L’entretien des routes devrait faire partie de la planification d’une maintenance périodique de l’infrastructure de base.

Cet accident de la route n’est, en fait, que la partie visible de l’iceberg, car la victime n’était pas encore au bout de ses peines.

En effet, à son arrivée à l’hôpital provincial Mohammed V, le pire l’attendait. Vu son état critique et la blessure grave dont elle était victime, il lui fallait absolument passer un scanner, qui pour une fois, était fonctionnel. Mais, manque de chance, le médecin spécialiste en mesure d’interpréter le scanner était absent et la victime devait donc faire cette fameuse image en mesure de déterminer où se trouvait la lésion, dans une clinique privée. Ce qu’il faut interpréter comme une perte énorme d’un temps précieux pour la victime dont chaque seconde compte.

Une situation catastrophique d’un manque flagrant en ressources humaines au niveau de l’hôpital, que vivent les malades et les victimes des accidents de la circulation quotidiennement.

Les citoyens jdidis ne savent plus à quel saint se vouer. Malheureusement, les secteurs vitaux souffrent de graves disfonctionnement. Mais jusqu’à quand ?
Et si l’on poussait la réflexion plus loin, on se rendrait compte que la défaillance de l’éclairage public et le non entretien d’une chaussée sont à la base de ce malheureux accident.. ou peut-être aussi la défaillance d’un système d’éducation national qui a poussé ces jeunes filles à sortir en ce soir d’hiver pour bénéficier de cours de soutien.
Khadija Choukaili

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