L’IF d’El Jadida , avec le récital MAXIME ZECCHINI, semble avoir retrouvé le rythme et le tempo de ses activités culturelles et artistiques.

Par Driss Tahi

Les amateurs de musique classique à El Jadida, ont été comblés par un programme riche et varié ,interprété de façon sublime par le talentueux soliste Maxime Zecchini.

Un récital de piano d’une grande beauté , offert généreusement (l’entrée était grauite) par l’IF.d’El Jadida en partenariat avec le conservatoire Mostakbal .

L’amphithéâtre de l’ENCJ qui a eu le privilège d’abriter ce merveilleux événement , a connu ce samedi 19 juin, des moments euphoriques . On aurait dit qu’on fêtait l’arrivée de la saison estivale, qui coïncide avec l’annonce de l’assouplissement des mesures sanitaires qui avaient engourdi durant plusieurs mois l’atmosphère culturelle .

Un répertoire pianistique qui a compris :

Debussy : Clair de Lune

Sancan : Caprice Romantique

Saint-Saëns : Samson et Dalila

Ravel : Concerto pour la main gauche

Michel Legrand : Suite sur les Parapluies de Cherbourg

Divers compositeurs : Suite de très célèbres chansons françaises ( Aznavour, Piaf,…)

A la fin de chaque pièce Maxime Zecchini, avait quitté son clavier pour accueillir les ovations d’un public de mélomanes que le jeune et sympathique virtuose qualifia à la fin du spectacle de beau , mais aussi pour présenter la suite de son programme , en prenant à chaque fois le temps et d’une façon éloquente et avec modestie, surtout à propos de sa prestation de la main gauche d’un morceau de Ravel , relatant le contexte qui a vu naître l’idée d’une composition musicale aussi singulière , lorsqu’après la Grande guerre de 1914 le pianiste autrichien Paul Wittgenstein , amputé au bras gauche à cause d’une blessure grave, encouragea grâce à sa fortune un ensemble de musiciens, dont Maurice Ravel , à se pencher sur la création d’un répertoire exclusivement destiné à la main gauche.

« …si vous fermez les yeux, vous aurez l’impression d’entendre jouer les deux mains . »

Durant près de deux heures, qui s’étaient écoulées d’ailleurs très vite, le grand et brillant pianiste a  » fait corps  » avec son instrument ; la posture, la beauté de ses gestes tantôt énergiques et tantôt poétiques ont dénoté la concentration, mais aussi la virtuosité.

L’interprétation instrumentale d’un court répertoire de vieilles chansons françaises, reconnues dès les premières notes par un auditoire émerveillé, avait clôturé ce magnifique récital.

Maxime zecchini , à la fin , l’air courtois et sûrement ravi par la magnifique ambiance qu’il a créee , a proposé un échange direct avec ceux qui le désiraient, parmi le public .

A ma question :

– Maxime zecchini, vous êtes aussi connu pour être un compositeur, pourtant, on a pas eu le plaisir d’écouter l’une de vos oeuvres.

Il a répondu avec un grand sourire :

– Oui, en effet, mais ce sera pour une autre fois .

A noter qu’au lever de rideau, la jeune et talentueuse pianiste marocaine Yousra Berchid , annoncée par Nazha Abouamir , sec. generale de l’IF. dans son allocution d’ouverture, comme une enfant prodige de la ville , avait joué quelques morceaux , qui ont été chaleureusement applaudi.

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