Viandes rouges : Mauvaises conditions d’hygiène et manque de normes adéquates dans la plupart des abattoirs

boucher1960

Par : N.B

Les professionnels de la filière des viandes rouges viennent de débattre et traiter des atouts et contraintes de leur activité. Un processus vient d’être mis en place afin de permettre à tout un chacun de disposer de plus de visibilité sur l’état de santé et de qualité nutritive du cheptel bovin et camelin et procurer, surtout aux opérateurs, des informations précises sur la vie de l’animal et son circuit de commercialisation. La consommation est en augmentation, puisqu’elle est passée de 11,7 kg/habitant/an en 2009, à plus de 14,2 en 2014.

Environ un million cent mille exploitations, pratiquent l’élevage, ce qui représente près de 75 % des exploitations agricoles totales. Et qu’en terme d’opportunités d’emploi, l’élevage génère environ 85 millions de journées de travail et touchent 2,5 millions de personnes, soit 44% de la population active agricole.

La modernisation des marchés bestiaux et des abattoirs, afin de réaliser les objectifs escomptés et assurer ainsi la continuité du développement de la filière à l’horizon 2020, est primordiale dans ce sens.

La mise à niveau et la modernisation des abattoirs : 7 projets intégrés etabattoirs11

L’état actuel des abattoirs d’El-Jadida

 d’agrégation ont été identifiés, dont un est fonctionnel à Meknès, alors que le 2ème, se situant à Béni Mellal, est à 95 % d’état d’avancement. Les autres sont à différentes phases de réalisation. De même, les réalisations du contrat-programme en termes de révision de la réglementation en vigueur ont porté notamment sur la publication d’un décret relatif au contrôle de la salubrité des viandes foraines et la libre circulation des viandes en provenance des abattoirs agréés.

L’objectif d’une telle initiative est de renforcer le contrôle de la salubrité et de lutter contre l’abattage clandestin. L’accent doit être mis sur les mauvaises conditions d’hygiène et de manque de normes adéquates que connaît une bonne partie des abattoirs dont la mise à niveau ou la réhabilitation tardent à venir, surtout que l’actuel état des lieux révèle une vétusté des locaux, des infrastructures et des équipements, une insuffisance, voire un manque d’entretien de ces mêmes infrastructures, une gestion inadéquate, une sous-qualification du personnel y opérant et une défaillance de l’organisation du travail.

Et pourtant, les dispositions de la loi n° 28-07, relative à la sécurité sanitaire des produits alimentaires, sont claires en la matière. Une situation on ne peut plus intolérable d’autant plus qu’ils appartiennent tous aux collectivités et sont gérés par les communes, exception faite de celui de Casablanca en gestion déléguée et celui de Meknès géré par le privé.

A ce titre, il va falloir rassurer les professionnels quant à la révision du monopole pour ne pas dire la mainmise des communes sur les marchés et les abattoirs. Une sorte de changement de cap au niveau de la filière des viandes rouges et qui ferait que la chaîne des valeurs profiterait à celui qui la mériterait.

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