saha66

Avec :
– Elisabeth et Mustapha Saha
– Adonis (poète)
– Yasmina Chellali (styliste)
– Pierre-Julien Dubost (pédagogue, philosophe de l’éducation)
– Maï-Do Hamisultane Lahlou (écrivain)

ADONIS

« Le pseudonyme d’Adonis dit amplement l’univers mythique du poète, extensible à l’infini dans sa sagesse transgressive. Un univers chamanique en connexion permanente avec la matérialité sensuelle de la vie et les sources régénératives de l’amour. Son écriture extatique s’incarne autant dans ses nombreux livres que dans ses variations plastiques. L’immense œuvre poétique respire les parfums mêlés de l’orient et de l’occident dans ses illuminations chromatiques.

« Une poésie intemporelle de l’amour et de ses turpitudes. Une tentative désespérée de sacraliser la fusion charnelle. Et l’inconsolable nostalgie de la sphère originelle. Et le remord de l’unisson frappée de finitude. Et la greffe impossible des organes de la plénitude. Et l’envolée brisée dans la béatitude. Et la passion de l’alter ego nécessaire, marquée d’incertitude. Et l’amoureuse épopée de Nazhoun Al Qal’iyya et d’Ibn Zaïdoun…

« En ces temps d’indigence prosodique, ces éternels jardiniers de la langue ne sont- ils pas les vrais interlocuteurs d’Adonis ? Le choix de l’hétéronyme « Adonis », personnification des cycles de renaissance et des saisons régénératrices, dessine, dès la jeunesse, la trajectoire programmée, l’aspiration réclamée, l’intention proclamée.

« La rose et le myrte, attributs d’Adonis, humain d’origine phénicienne parmi les dieux grecs, amant d’Aphrodite et de Perséphone, ne sont-ils pas également les symboles de la muse Erato, patronne de la poésie érotique et lyrique. Aphrodite, découvrant Adonis mortellement blessé par un sanglier, verse une larme une goutte de son sang, qui engendre l’anémone, rouge offrande de la perte irréparable. Avec cet emprunt, Ali Ahmed Saïd Esber, poète des transmutations, se métamorphose en citoyen du monde qui, comme il le formule, “affranchit les mots de l’esclavage des mots”. L’être fraie librement son chemin quand il se renomme. »
(c) Mustapha Saha

MUSTAPHA SAHA

Depuis son enfance, Mustapha Saha explore les plausibilités miraculeuses de la culture, furète les subtilités nébuleuses de l’écriture, piste les fulgurances imprévisibles de la peinture. Il investit sa rationalité dans la recherche pluridisciplinaire, tout en ouvrant grandes les vannes de l’imaginaire aux fugacités visionnaires. Son travail philosophique, poétique, artistique, reflète les paradoxalités complétives de son appétence créative.

Mustapha Saha est le cofondateur du Mouvement du 22 mars à la Faculté de Nanterre et figure historique de mai 68 (voir Bruno Barbey, 68, éditions Creaphis). Il réalise, sous la direction d’Henri Lefebvre, ses thèses de sociologie urbaine (Psychopathologie sociale en milieu urbain désintégré) et de psychopathologie sociale (Psychopathologie sociale des populations déracinées), fonde la discipline «Pchypathologie urbaine», et accomplit des études parallèles en beaux-arts. Il produit, en appliquant la méthodologie recherche-action, les premières études sur les grands ensembles.

Il est l’ami, dans les années soixante-dix et quatre-vingt, de grands intellectuels et artistes, français et italiens. Il accompagne régulièrement Jean-Paul Sartre dans ses retraites romaines et collabore avec Jean Lacouture aux éditions du Seuil. Il explore l’histoire du «cinéma africain à l’époque coloniale» auprès de Jean-Rouch au Musée de l’Homme et publie, par ailleurs, sur les conseils de Jacques Berque, «Structures tribales et formation de l’État à l’époque médiévale» aux éditions Anthropos.

Artiste-peintre et poète, Mustapha Saha mène actuellement une recherche sur les mutations civilisationnelles induites par la Révolution numérique (Manifeste culturel des temps numériques), sur la société transversale et sur la démocratie interactive. Il travaille à l’élaboration d’une nouvelle pensée et de nouveaux concepts en phase avec la complexification et la diversification du monde en devenir. Il prépare la sortie d’un livre sur « La société diversitaire », un recueil de poèmes, « L’Arpenteur d’infini » et vient d’écrire l’ouvrage « Haïm Zafrani, penseur de la diversité marocaine ». Revue Le Pan des Muses. Juin 2017.

Exposition “Résonances… peinture poésie”
Avec Adonis, Haider et Mustapha Saha
Du 16 Juin au 17 Juillet 2017
Galerie Menouar
16, rue du Parc Royal, 75003 Paris

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