Le pain demeure le produit le plus consommé par les marocains,  présent sur toutes les tables, mangé à toutes les sauces, vénéré par tous, et à cet égard, il est   indispensable que les mesures d’hygiène dans sa fabrication, sa distribution et sa vente  soient observées pour préserver la santé des citoyens.

Cependant, si le processus de sa fabrication dépend  du savoir-faire , de la  conscience professionnelle et surtout de l’honnêteté des  boulangers, notamment en matière du poids du pain, de la farine et des ingrédients utilisés, de la propreté des appareils … sa vente doit obéir à certaines règles d’hygiène élémentaire.

 Hélas, ce n’est nullement le cas. A El jadida comme un peu  partout au Maroc.  Force est de constater que les conditions de livraison et de vente du pain posent un problème de santé publique.

 Tout d’abord il y a la livraison du pain qui s’effectue dans les malles de voitures ou sur des triporteurs qui ne répondent nullement aux critères d’hygiène. Puis s’ensuit son entreposage devant les devantures des boutiques à proximité quelquefois de produits dangereux, quand ce n’est pas son étalage n’importe où, n’importe comment, parfois jeté par terre et ramassé , Il est vendu  sans emballage, dans les différents marchés ,  aux abords des trottoirs, dans les rues , ce qui l’expose à la poussière et aux microbes, à la fumée des voitures, au soleil, aux mouches et différents insectes.

 A cela s’ajoute sa manipulation à chaque fois qu’une personne veut l’acheter.

 Pour ce qui est de l’épicier du coin, aucune mesure d’hygiène n’est prise. Il manipule toutes sortes de produits à mains nues. Il touche des produits toxiques, corrosifs, puis passe allègrement au pain pour servir les clients. Il faut dire qu’aujourd’hui la vente du pain est de plus en plus banalisée, voire même clochardisée, et la santé des consommateurs semble être le dernier souci de ces commerçants improvisés.

 En effet, si autrefois seuls les boulangers étaient habilités à vendre et donc à manipuler ce produit, (tous les jdidis se rappellent de la mythique boulangerie farrane Tassot), on voit aujourd’hui des revendeurs de pain et des variétés locales telles les rghayefs , les batbot et le baghrir partout dans la ville.

Une virée à travers les étals informels et les marchés,  montre leur multiplication  et les risques encourus par le consommateur.

Le plus désolant, c’est que celui-ci ne réagit que lorsqu’il y a un drame., d’où l’urgence de donner un coup de pied dans la fourmilière par la prise de mesures strictes afin de mettre un terme à ce phénomène et l’interdiction de commercialiser ce produit en dehors des boulangeries, ou au moins équiper ces revendeurs de pain de kiosques couverts où le pain serait à l’abri .

Ne parlons pas de la vente  de la viande issue de l’abattage clandestin, qui  est prisée dans les souks hebdomadaires, ou aussi des produits laitiers et des conserves plus douteux les uns que les autres.

Une situation qui nécessite, plus que jamais, la multiplication des contrôles stricts et réguliers, en effectuant des prélèvements sur les aliments aux fins d’analyses, par un laboratoire spécialisé et de surface au niveau des restaurants et passer au crible les ustensiles utilisés et l’ensemble des équipements.

Khadija Benerhziel

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