Par: Abdellatif Cherraf     cherraf

De Mazagan à El-Jadida en passant par Casablanca, Rabat, Settat voire les quatre coins du Maroc, toutes les personnes,  qui ont été pris en main par le chirurgien, docteur Said Marjani, le pleurent aujourd’hui ! Et pour cause, ce grand monsieur de lamarjani2 chirurgie était d’une modestie unique, d’une sincérité qui n’avait d’égal que ses engagements avec ses patients,  d’un amour fou pour les gens dans le besoin, d’une amitié sans frontière avec les gens qui l’ont côtoyé. Oh! mon Dieu, ce large, non, cet immense sourire qui dévoilait toute sa personnalité…  Une personnalité digne de ce nom ! Car, Said n’a jamais changé de nom, ni de visage vis-à-vis des « grands » de ce bas monde. Il est resté humble et fier de sa personne marquée par le départ précoce de son père vers son Créateur ! Feue sa maman, Lalla Aziza, une grande Dame qui a su résister et retenir en elle le chagrin laissé comme « héritage » par feu Bâ Moussa. Mieux que ça, « mama », comme adorait l’appelait feu  Said, avait métamorphosé dans son for intérieur, ce chagrin causé par la mort de son mari, en adrénaline pour se vouer entièrement à ses trois enfants !  Son amour maternel était le confort qu’il fallait à ses petits pour  réussir leurs études.  Son dévouement n’a fait qu’agrandir l’amour de Said et ses deux sœurs pour la « mama »… Lalla Aziza était fière de la réussite de sa progéniture. Said Chirurgien, Hayate doctoresse en pharmacologie et Rachida,..

marjani5Cette vie simple, mais combien noble par le combat de la « mama », avait forgé et modelé, le médecin interne Said en grand chirurgien. Il ne faisait pas moins de quatre opérations par jour au C.H.U. de Casablanca ! Et ce durant pratiquement toute sa vie. Une  vie consacrée quasiment à sa petite famille ; feu sa maman, sa femme, Leila, professeur en cardiologie, ses deux sœurs,  son fils, sa fille mais aussi à sa grande famille : ses patients de par le Royaume voire d’outre mer. Les habitants de Settat n’oublieraient jamais leur ex directeur de la polyclinique qui faisait la navette, chaque jour que Le Bon Dieu a fait, de Casablanca à Settat pour remplir son devoir de médecin. Les infirmiers le surnommaient  Aouita, non pas pour ses déplacements  rapides mais pour le nombre d’opérations programmées  pour lui et son staff durant la journée ! Dr Marjani avait même planifié des médecins en ophtalmologie, en gastrologie en cardiologie et phtisiologie pour la ville de Settat et sa région au grand bonheur des habitants…

Pour se ressourcer, il adorait faire du jardinage dans son bungalow de durant des heures et quand « Roigel », c’est comme ça qu’il appelait son fils, se manifestait pourmarjani0 une partie de glissade au disque sur les petites vagues en guirlandes le long de la plage de Sidi Bouzid, Said était toujours partant. C’était un grand sportif et un grand amateur de touti ! Il suffisait de faire vibrer son portable pour une soirée de carte, et le voilà qui surgit ! Il en faisait de même pour un match de football entre amis, les anciens du DHJ, du KACM, du RCA, du TAS, de Settat, du COC,  de l’OCS, de Sidi Bennour… Les déplacements à faire, il n’en avait que cure ! Il adorait vivre les retrouvailles entre anciens et nouveaux amis. Notamment à El-Jadida où chaque rencontre était synonyme d’une fête de sport ! Que de tournois de football à la mémoire de notre ami l’ex-footballeur du Rachad, DHJ et le Havres, feu Bouchaib El asfari, que de courses au stade Al-Abdi à l’honneur de la femme dont notre ex championne du Maroc du décathlon, Hajja  Chrifa Meskaoui…

Faut-il rappeler que feu Said Marjani a  été  le médecin de l’équipe nationale d’athlétisme à l’époque de Meskaoui ?

Faut-il rappeler  que l’instigateur de toutes ces manifestations sportives ainsi que les caravanes médicales à travers les Terres de Doukkala sous l’égide de l’Association des Doukkala n’était autre que le bon, le brave et sympathique Said Marjani ?

Faut-il rappeler les tournois des jeunes, filles et garçons, de Dar Talib et Taliba en football, handball et athlétisme  à El-Jadida, Bir Jdid, Sidi Bennour et  Had Ouled  Frej ?

Faut-il rappeler le lancement de l’école des jeunes volleyeurs par son initiative ?

Faut-il rappeler enfin, que ces événements sportifs se clôturaient par un somptueux diner  sur fond de musique joué par ses amis musiciens  au bungalow du Dr Marjani ?

marjani1 De son vivant, il prenait toujours le temps de prendre un café  avec ses amis sportifs qui ont marqué de leurs empruntes  l’histoire du football  marocain. Entre autres, Abdellah Settati, Said, Dolmy du RCA, Ajaka de l’ADM, Maâti RSS et l’animateur poète El Bidaoui… Il prenait aussi le temps d’organiser des parties de foot à six entre amis en nocturne dans la salle couverte du complexe sportif de Casablanca… Le défunt était aussi très proche des artistes peintres, des écrivains,  des poètes et des musiciens…  Pieux, sérieux, respectueux, homme de parole,  d’une conscience digne de médecin, il faisait de son patient un ami pour toujours !

Aujourd’hui, sans exagération aucune, le cercle des médecins du Maroc  vient de perdre un grand chirurgien !

Adieu Said, mon ami, mon frère, repose en paix, là où on va te rejoindre. « Nous sommes à Allah et à Lui nous retournons »… Que Le Tout Puissant ait ton âme dans son vaste paradis. Amen ya Rab Al Alamine.

A ta femme Leila, à ton fils Mehdi, à ta fille l’Aziza, à tes sœurs,  Hayate et Rachida, à la famille Azzouzi,  mes sincères condoléances.

http://i0.wp.com/eljadidascoop.com/wp-content/uploads/2017/01/marjani0.jpg?fit=1024%2C1024http://i0.wp.com/eljadidascoop.com/wp-content/uploads/2017/01/marjani0.jpg?resize=150%2C150adminsNational  Par: Abdellatif Cherraf      De Mazagan à El-Jadida en passant par Casablanca, Rabat, Settat voire les quatre coins du Maroc, toutes les personnes,  qui ont été pris en main par le chirurgien, docteur Said Marjani, le pleurent aujourd’hui ! Et pour cause, ce grand monsieur de la chirurgie était d’une...Source de L'information Fiable

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