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EL JADIDA SOOP

Nombreux sont les doukkalis qui ont fait la 2ème guerre mondiale et celle d’Indochine et qui ont fait grand étalage de leur bravoure et leur héroïsme.

Les français les appellent les « Chibanis » ou les « frères d’armes ». Ils ont une histoire  peu connue des jeunes générations de leur pays et le peu d’informations qui nous est parvenu ou qui nous parvient encore aujourd’hui,  se fait à travers les documentaires et les films de guerre, faits ailleurs, et vus sous un autre champs de vision que le notre. Une ère et une histoire plutôt usurpée.

CHRIFA 1Feu, ssi Mohammed (Chrif) Kasmi, était l’un de ces Chibanis. Un homme charismatique et qui de surcroit, lorsqu’au tournant d’une discussion, il prenait la parole pour faire une comparaison ou donner un exemple sur ce qu’il a vécu, étant  jeune soldat, tout son entourage se taisait pour l’écouter avec un plaisir renouvelé à chaque fois et souvent mêlé à de l’émotion, disserter sur sa sale guerre : ses souffrances, ses privations, ses sacrifices, ses fréquents face à face avec la mort, ses amis perdus, …

Toute une mémoire qui a disparu ou entrain de l’être, en même temps que ces héros de guerre. Et le peu de choses qui en ont été écrits, chez nous, restent insignifiants, en égard à leur bravoure  et  leur histoire qui sort l’ordinaire.

Et ce ne sont pas les furtifs coups de projecteurs,  qui vont mettre  en lumière la problématique d’ensemble des anciens combattants de l’armée française issus des anciennes colonies.

Car au-delà de la bravoure de ces Chibanis et de leur héroïsme, à l’image du jdidi, feu ssi Mohammed (Chrif) Kasmi, c’est sur les souffrances de ceux qui vivent encore que nous voulons attirer l’attention. Tous ces  Marocains ayant servi la France lors des guerres coloniales qui ont suivi la Seconde Guerre mondiale et qui vivaient ou vivent encore reclus dans des foyers de travailleurs migrants dans des chambres de 10 m².

Après avoir servi l’armée française lors de la guerre d’Indochine (1945-1954)CHRIFA 3 ou la guerre du Vietnam pour la plupart, certains de ces soldats se sont reconvertis en ouvriers dans l’Hexagone. N’ayant pas la nationalité française, ils doivent justifier d’un habitat en France pour continuer à percevoir leurs pensions de retraite.

Ceux qui vivent encore en France, aimeraient retourner dans leurs pays pour de bon en continuant à toucher facilement leur allocation car ils veulent profiter de leurs derniers jours aux côtés de leurs proches. Leur allocation les aide à faire vivre plusieurs personnes au pays, ils ne peuvent pas s’en passer car ils n’ont pas beaucoup de moyens au Maroc.

Des chibanis meurent encore dans des maisons de convalescence, seuls, sans personne de leurs familles pour lui tenir la main. Pour eux, c’est la pire chose qui puisse arriver.

Une telle chose ne doit plus arriver aux autres !

Et c’est pour  tous ces moments de vies volés et qui continuent,  que le combat pour la reconnaissance des droits des anciens combattants de l’armée coloniale doit continuer.

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http://i1.wp.com/eljadidascoop.com/wp-content/uploads/2017/10/chrifa-12.png?fit=1024%2C1024http://i1.wp.com/eljadidascoop.com/wp-content/uploads/2017/10/chrifa-12.png?resize=150%2C150adminsLibre Opinion. EL JADIDA SOOP Nombreux sont les doukkalis qui ont fait la 2ème guerre mondiale et celle d’Indochine et qui ont fait grand étalage de leur bravoure et leur héroïsme. Les français les appellent les « Chibanis » ou les « frères d’armes ». Ils ont une histoire  peu connue des jeunes générations de leur pays...Source de L'information Fiable

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