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L’entraîneur Abderrahmane Talib, est-il à bout de souffle?

Par Azzedine Hnyen    hnyen55

Il est un fait incontestable que nul observateur sportif national ne pourrait contester. Hormis l’Algérien Abdelhak Benchikha, un fin diplomate, les autres coachs de la Botola pro dans ses deux catégories, en exercice, manquent de franchise et d’honnêteté dans leurs déclarations de fin de match pour expliquer une mauvaise prestation de leurs équipes.  Tous trouvent un prétexte, même bidon, pour se disculper de l’échec en l’imputant à un facteur  externe.

Si ce n’est pas l’état déplorable de la pelouse (comme s’il ne l’était que pour son équipe et non pour l’équipe adverse), ce sont des erreurs arbitrales. Si ce n’est ni la première « cause » ni la deuxième, ce sont ses attaquants qui n’ont pas « réussi à transformer les nombreuses occasions créées » comme s’il n’était pas concerné directement par cette anomalie.

Quel serait, alors, son rôle réel si ce n’était de corriger ces défaillances avant et au cours d’un match ?

Parfois c’est la faute à l’équipe adverse « qui a fermé le jeu en se cantonnant en défense » comme si cette équipe devait se suicider en cherchant à faire jeu égal avec son adversaire même si les forces en face auraient été  inégales. Et peut- être qu’à ce train absurde, de ces déclarations trompeuses, quelqu’un de ces techniciens aura le culot d’accuser les ramasseurs de balles d’être derrière la mauvaise prestation de son équipe. Qui sait ? Tous sont au- dessus de toute erreur et tous ne sont pas responsables d’une déconvenue comme s’ils étaient des Saints.

La dernière sortie du coach Jdidi, Abderrahim Talib, date du point de presse tenu après le match livré contre le Kawkab de Marrakech, pour le compte de la 20ème journée, et que les Jdidis avaient remporté difficilement.

Déviant de l’objectif principal de ce que vise un point de presse d’après match, Abderrahim Talib s’en est pris à ce qu’il avait considéré de « pseudos supporteurs jdidis » pour l’avoir pris à partie, ainsi que quelques joueurs, pour la baisse de régime de son équipe lors de ses deux dernières sorties. Une sortie de sa part, jugée d’inconvenante et inappropriée à un moment où des appels persistants sont fournis pour un retour du public, dont fait part cette frange de supporters Jdidis, au stade El Abdi. A un moment où le DHJ en a grandement besoin.

Pour précision. Contrairement à ce qu’avancent plusieurs chroniqueurs sportifs, il n’existe pas de pseudos supporteurs. C’est une description erronée avec laquelle on veut maquiller une réalité. Tant que ce public s’est déplacé au stade, c’est qu’il doit être considéré venu soutenir et voir son équipe gagner. Aussi ne dit-on pas lui en vouloir si une mauvaise réaction émane de sa part. Pourvu qu’elle ne frôle pas l’indécent et l’illicite. Et en aucun cas, il ne devait se permettre de traiter ces réactionnaires de « déstabilisateurs ».

C’est une lâche fuite en avant. Talib, au lieu de s’en prendre au public Jdidi, il aurait dû obtempérer pour comprendre le pourquoi de ce volte-face qui lui avait paru, peut-être, surprenant et déplacé certainement.

Abderrahim Talib aurait dû saisir l’opportunité de cette victoire pour expliquer pourquoi son équipe à perdu ce jeu qui l’avait distinguée depuis le début du championnat. Où à disparu cet esprit de groupe, cette ardente envie de gagner et cette entraide ayant caractérisé les joueurs ?

Même la déroute face à l’IRT, lors de la 1ère journée, n’avait pas offusqué les supporteurs jdidis. Parce que leur équipe avait fait une très belle prestation si  ce n’était l’inexpérience du portier doukkali. Personne n’avait pipé mot. D’autant plus ce n’était que l’entame. Aucune circonstance atténuante ne saurait être accordée ni à l’entraîneur ni à ses poulains. C’est au staff technique de déceler le pourquoi de ce relâchement incompréhensible. Surtout que le DHJ avait entamé le retour avec grande euphorie en rendant la monnaie de la pièce à l’IRT ( 4- 1) et en allant gagner le HUSA dans ses bases ( 0- 1) dans des conditions atmosphériques non- clémentes. Pourquoi le DHJ a- t- il perdu subitement son joli jeu et cette solidarité du groupe qui avait fait sa force ?

S’il ya, vraiment, un complot cherchant à déstabiliser les joueurs, il vient de l’extérieur. Notamment de certains médias et chroniqueurs nationaux. Dont une certaine chaîne radiophonique privée, avec leur manitou « monsieur sait tout » et ses « oulémas ». Jusqu’à présent, ces messieurs – dames n’ont pas encore avalé à ce que le DHJ gêne des équipes aux grands sous. Publicité oblige. Par leurs commentaires et leurs analyses partiaux, ils tentent de faire planer le doute dans les esprits des joueurs jdidis. Un vieux jeu ; mais qui peut avoir des effets sur des cerveaux fragiles.

Pour ces messieurs- dames, il n’ya que deux équipes qui méritent le titre. A ces clubs, on ajoute un troisième par respect à son patron. Or, ces personnes ignorent que le football marocain avait vécu son apogée faste grâce à des joueurs appartenant à des équipes dites de province comme se plaisait à les qualifier le grand chroniqueur sportif Najib Salmi du quotidien « l’opinion ». Le Maroc à gagné son unique coupe africaine en 1976. Qui composait cette équipe ?

Abderrahim Talib se doit de présenter des excuses au public Jdidi. Comme il doit bannir de sa bouche le mot « relégation ». Il doit inculquer dans l’esprit de ses protégés la culture de champions, de grands, d’une équipe et de joueurs coriaces et gagneurs. Les joueurs, en effet, ont besoin d’un profond soutien psychique.

A quoi sert, donc, le coach mental de l’équipe ? Si ce n’est en pareille circonstance.

Plusieurs joueurs n’en croient pas leurs yeux de se voir propulsés à ce niveau de champion potentiel !!!

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