tahi.siel

 

Par: Driss TAHI   tahi12

Faut- il mesurer le succès du Siel par la quantité de ses visiteurs, le grand nombre de voitures stationnées au parking, les embouteillages aux portes et dans les quartiers autour du salon, et les longues files devant les guichets à l’entrée ?

  • 345000 visiteurs du 09 au 19 février
  • Plus de 700 maisons d’édition sur une superficie de 2 hectares
  • 11 ministres de la culture
  • 54 pays participants.

Des chiffres certes, impressionnants, mais doit-on considérer la réussite d’une manifestation culturelle de cette importance, sur cette base ?

Quels étaient les objectifs tracés par les responsables, et est ce qu’ils ont été atteints ?

La plupart des rencontres, pourtant annoncées avec des auteurs importants, n’ont réussi à attirer et à intéresser que très peu de personnes, contrairement aux cérémonies officielles dans l’enceinte même du salon, qui se sont déroulées « à guichet fermé », avec fanfares et tout le reste.

D’un autre coté, le nombre de livres vendus-  souci majeur des libraires –  n’était manifestement pas encourageant ; étant donné que  les visiteurs en grande majorité sont repartis du salon les mains vides.

Cependant, ceux qui ont « osé » se payer le luxe de s’offrir un livre ou deux, se sont plaints des prix exorbitants.

Le SIEL représente pour les éditeurs d’une part, une opportunité pour promouvoir le livre, et d’une autre, une occasion qui permet au public de découvrir les nouveaux arrivants, dans le domaine de l’écriture. Des rencontres  entre auteurs et lecteurs et qui ont pour finalité de créer une plate forme de dialogues ouverts et d’échanges directs et fructueux.

Malheureusement, cette opportunité  a été mal saisie par certains éditeurs, et s’est illustrée par sa mauvaise conception : des débats inaudibles, à cause d’une mauvaise qualité du son,  du bruit qui fusait de partout et dans tous les sens, ce qui s’apparente plus, à  l’atmosphère de  la  criée dans un marché de gros, que d’un quelconque événement culturel…

Beaucoup de visiteurs ,surtout des jeunes , devant l’absence d’hôtesses pour les accueillir et les aiguiller, ne faisaient que circuler entre les stands sans même prendre le temps de s’arrêter un instant pour feuilleter un ouvrage  et encore moins d’essayer de communiquer avec les exposants .

A noter, que  parmi ces derniers, certains n’étaient là qu’à titre de simple boutiquier d’échoppe.

Il est grand temps, après toutes les éditions passées, qui se ressemblent d’ailleurs à s’y méprendre, de repenser autrement certains aspects de l’organisation même du SIEL : son esprit, la définition d’objectifs nouveaux, l’élaboration, en collaboration avec les responsables des ministères concernés d’une nouvelle stratégie, plus adaptée et à même  d’inciter les jeunes et surtout les enfants à lire. Leur donner le goût de la lecture et la leur faire aimer, et ce, à travers  la multiplication des ateliers durant toute l’année aux abords des écoles, dans les parcs de distractions et sur les plages en été ; l’exemple des caravanes bibliothèques est assez édifiant dans ce sens. Mais aussi, en offrant des remises sur les prix d’achat de certains ouvrages qui intéressent cette catégorie de lecteurs dans le but d’en faire dans l’avenir des clients potentiels.

 

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