Tourisme à El-Jadida : la reprise est-elle durable ou éphémère ?

Après deux ans de crise liée à la Covid-19 et après que le Maroc ait enfin décidé d’ouvrir ses frontières terrestres, maritimes et aériennes, les touristes sont de retour.

A El-Jadida, tous les lieux touristiques affichent complet.

Une anecdote qui circule sur les réseaux sociaux, accompagnée à chaque fois de la photo d’une ville pleine à craquer, dit à peu près ceci : « El-Jadida est une ville qui se trouve au Maroc, mais cet été, c’est le Maroc qui se trouve à El-Jadida ».

Cependant, si les recettes touristiques affichent aujourd’hui une tendance haussière grâce au retour des touristes nationaux et internationaux, nous devons noter que la présente année et bien qu’elle ait donné pleine satisfaction aux professionnels du tourisme, reste marquée par une inflation galopante, une inflation internationale, la guerre en Ukraine et une pénurie de ressources.

La question qui se pose d’elle-même est, quel sera l’impact de ce cumul de crises sur notre tourisme régional et national, dans les prochains mois, l’été prochain…?

Si des complexes touristiques comme le Mazagan Beach Resort et autres, fournissent d’énormes efforts pour satisfaire le client et faire en sorte  que le taux des retours soit conséquent, nous notons que le conseil communal, présidé par un fantomatique Benrbiâ ne fait absolument rien pour leur faciliter la tâche et participer à cette synergie. Et ce,  en veillant à la propreté de la ville, à offrir des jardins bien entretenus, un bon éclairage, une circulation fluide, des trottoirs et des routes « corrects »…et quelques toilettes publiques (rien que quelques toilettes Allah Yarham biha Al oualidine, car la gente féminine souffre le martyre dans cette ville sans la moindre toilette publique, nous rappelons qu’à l’aube de « l’indépendance » en 1956, il y en avait 11 dans cette ville qui ne comptait que quelques dizaines de milliers d’habitants )…bref, que des choses qui relèvent de sa responsabilité, de sa compétence (si compétence il en a, ou il en a jamais eu) et pour lesquels il bel et bien là (via des « chemins » connus de tous) .

Qu’il essaye de participer à cette synergie et faire en sorte, que malgré une éventuelle crise mondiale, dans les prochains mois, on trouvera encore et toujours des touristes nationaux et internationaux qui choisiront de paser par El-Jadida, pour le plus grand bonheur des professionnels du tourisme et des milliers d’employer qui y travaillent et qui ont des familles à charge.

Iwa galna chi 3ayb a « ssi Benrbiâ » ?

Abdellah Hanbali

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