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Feu Mohammed Said AFIFI

Par: Dris TAHI    tahi12

Hormis quelques rares représentations qui suffisent à peine à chauffer les planches, le théâtre est plongé, durant toute l’année, dans ce qui ressemble à une hibernation.

Le chant lyrique des vagues, le cri nasillard et plaintif des mouettes émanant du vieux port qui alternent avec la voix d’un Afifi ressuscité tous les soirs et embarqué dans son sempiternel monologue shakespearien ; la voix de l’artiste qui résonne au cœur du bel édifice comme une complainte ou un lamento, sans pour autant réussir à ranimer ce théâtre et à le sortir de sa longue léthargie…

Un lieu censé produire et cultiver l’art et la littérature, aujourd´hui délaissé, esseulé et injustement châtié jusqu’à l’âme par l’indifférence cruelle des siens…intellectuels et public.

Même ses flancs et ses recoins ne sont pas épargnés, et sont pris d’assaut, aspergés à la tombée de chaque nuit par les fameux arroseurs sortant des bars, aveuglés ou guidés par le besoin impérieux de se soulager.

Quant à son esplanade elle est envahie le jour par une foule faite surtout de femmes, accompagnées d’enfants, désœuvrées, tuant le temps assises agglutinées durant des heures sur les marches réservées autrefois à la montée vers le triomphe.

Autres temps …

« Si vous ne croyez pas en la connaissance, essayez donc l’ignorance »

Abraham Lincoln

Quelle importance !

Pour ceux qui prennent :

Hamlet pour omelette

Et Hôtel pour Othello ?

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