theatre

Par:Khadija Benerhziel

En principe, l’espèce humaine se distingue des autres espèces animales par l’amour de la culture et par là, par le respect des édifices culturels, leur protection, leur entretien.

Mais chez nous, à El jadida, on peut dire que certains humains sont tout, sauf humains, car même les espèces animales ont des tas d’avantages sur eux, ils se cachent pour faire leurs besoins, ou bien les recouvrent.

Quand on voit l’état de négligence et de dégradation auquel est soumis le théâtre Afifi, on ne peut que déplorer cette continuelle dévastation.

Ce bel édifice historique culturel, construit en 1925 et qui est considéré comme le deuxième théâtre du Maroc  après celui de Casablanca, a connu des jours meilleurs en gloires et représentations culturelles de toutes sortes, et a vu défiler sur son amphithéâtre des célébrités artistiques aussi bien marocaines qu’etrangères.

De nos jours et pour le moins qu’on puisse dire, il connaît des compétitions et des représentations urinaires aux effluves de tous les spiritueux vendus dans les bars avoisinants, effectuées par tous les alcooliques et les drogués de la ville dont il est devenu le fief, et qui l’ont transformé en pissotière à ciel ouvert.

Pour couronner le tout, et comme cadeau de 2019 ,les vitres de ses belles portes ont été brisées le lendemain du nouvel an. Les premières suppositions portent sur un acte des sans abri qui squattent les alentours , dans l’attente de ce que l’enquête révélera  après  visionnement des caméras de surveillance , à supposer qu’elles soient fonctionnelles, et non pas en panne, comme l’est la fameuse fontaine qui a coûté  une fortune et qui ne fonctionne plus depuis  longtemps.

C’est la sécheresse totale, comme c’est l’obscurité totale au niveau des rues avoisinantes où les lampadaires publics ont perdu leurs ampoules sans qu’elles soient remplacées.

Constat attristant qui pourrait réveiller  bien des morts qui ont contribué à la gloire artistique et culturelle de la ville, mais les vivants gestionnaires continuent d’être aux abonnés absents.

Est-ce aussi difficile que ça de restaurer et de conserver les richesses que d’autres ont institué ?

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Le Théâtre de  Sidi Bouzid n’est pas en meilleur état, ce qui ne fait que souligner le rang qu’occupe la culture chez nos élus

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