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Par: Khadija Benerhziel

El jadida, le berceau de mon enfance et de ma prime adolescence, c’était :

– les cinémas Paris -ciné (Duffour) ,Marhaba, Rif et Al Malaki, qui offraient une kyrielle de films variés, westerns, aventure, espionnage, égyptiens ou hindous qui permettaient d’étancher la soif des doukkalis petits et grands en matière de divertissement , d’ouverture sur le monde et aussi de l’apprentissage du français par la répétition des dialogues des scènes.

On y allait comme à une fête , habillés de nos plus beaux atours. On vivait les cinema.pcinema.marhaba

histoires des films, on craquait pour les personnages et on ressentait ce qu’ils vivaient.

– les parcs et les jardins dont se glorifiait notre ville : le parc Spinney, avec son court de tennis, ses deux aquariums à ciel ouvert avec ses ides de toutes les couleurs et son petit zoo, le parc Mohammed  V,  avec ses variétés botaniques et ses essences rares, tels les dragonniers, les cyprès, ses pergolas fleuries la stèle de feu Mohamed  V trônant en son milieu, et ses bassins aux nénuphars et toute

multicolores , le jardin de Marchane,  avec ses vasques en marbre et ses fontaines qui étaient  à elles seules des pures merveilles.

–  C’était notre belle plage,  le Deauville marocain, véritable sirène entre ciel et theatre125mer, avec ses étendues de sable fin et doré, et les senteurs de son iode vivifiante, ses belles cabines bleues, véritables lieux de convivialité estivale, où  plusieurs familles d’El Jadida et d’autres villes faisaient connaissance et se réunissaient pour papoter dans la douceur du soir après une journée de baignades bienfaisantes.

– c’était le marché central, avec ses beaux étalages de fruits de légumes de fleurs, et de poissons frais,  qu’on admirait comme des tableaux nature.

– c’étaient les calèches ou koutchis, moyens de transport typiques  économiques et écologiques qui nous berçaient au rythme des sabots des chevaux,  pendant nos trajets quotidiens en ville et qui, pendant les fêtes nationales étaient parés de leurs plus beaux atours et paradaient dans la ville.

THEATRE.JDIDA– c’était la coexistence entre musulmans, juifs et chrétiens, dans la paix et la tolérance.

– c’étaient des gens polis, sympathiques qui se saluaient avec des sourires, parce que tout le monde connaissait tout le monde. La sécurité et la quiétude régnaient.

Aujourd’hui, rien de tout cela ne subsiste. Plus de cinémas, plus de parcs, plus de cabines de plage. Une hécatombe a sévi partout. Des immeubles sans âmejdi.plage 1 ni charme et des commerces ont pris la place des cinémas. Les parcs et les jardins ont perdu leurs arbres centenaires, et sont devenus de véritables dépotoirs aussi bien des déchets de toutes sortes que des déchets humains. Un triste mur de la honte a remplacé les belles cabines hospitalières d’antan.

Des scènes de violence et des crimes ont lieu chaque jour. On se sent des étrangers et en danger dans notre propre ville qui nous a vu naître et grandir.

jdida.bureau

 

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