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Par: Driss TAHI  tahi12

L’association Doukkala international pour la culture et l’art a élu Said Ahid poète de l’année 2017 à l’issue de la 12eme édition de son festival, qui a eu lieu le 14 et 15 juillet.

Un choix judicieux !

Cette consécration représente aussi à travers l’heureux élu, un hommage à la mémoire de la ville d’El Jadida, à sa beauté, à sa glorieuse histoire, à sa culture et à tous ses enfants …surtout à ceux qui ne sont plus parmi nous.

C’est de tout cela, et de son attachement irréductible aux racines que le poète Said Ahid tient sa vocation. Et c’est dans cela qu’il puise son inspiration.

La lecture de ses œuvres vous révèlent un auteur authentique, bilingue, doué et courageux, puisqu’il a osé explorer en toute liberté et sans complexe, plusieurs facettes de l’écriture. En témoigne l’originalité des sujets abordés dans ses romans, et ses recueils de poèmes, ainsi que le choix des ouvrages traduits, pour ne citer que:

« Apostasie du regard »tahiho 5

« Quête mortuaire »

« Résidus d’un autoportrait »

« Crimes et châtiments au Maroc.. »

 

Une page de l’histoire de la ville d’El Jadida se lit comme par enchantement dans le regard expressif de Said Ahid, derrière ses lunettes d’intellectuel, l’homme peu loquace, d’un tempérament modeste  et désintéressé. Sans aucune intention de chercher à plaire, il vous surprend pourtant par un brio certain et naturel dans ses interventions, qui sont à propos, souvent brèves lors des nombreuses rencontres où il est convié.

Au détour d’une conversation de temps en temps entrecoupée par un appel téléphonique, ou une réflexion sur le succulent plat de poisson grillé lors d’un déjeuner en présence de quelques amis , juste avant la présentation de son ouvrage « crimes et châtiments… »  ,comme dans un  voyage dans le temps ,qui n’a duré à mon regret que peu de temps .

Au début, sobre en paroles, le poète s’est laissé entrainer petit à petit avec enthousiasme dans la discussion où se confondaient merveilleusement chez lui, les noms d’endroits ou de personnes, peut être disparus… le nom d’une école, un quartier, un espace autrefois théâtre d’événements ayant marqué son enfance. Une place jadis connue de tout le monde, mais perdue aujourd’hui dans les dédales de la mémoire et de l’oubli.

Le tout s’entremêle, et puis se dénoue devant nous .L’auteur de « sacrilèges » , évoqua avec un peu d’amertume un brin de son parcours ,d’abord le lycée comme scientifique, lorsque son penchant pour les maths et ses bonnes notes, le prédestinaient aux métiers de l’ingénierie. Mais la vie en a décidé autrement, puisque plus tard, l’enfant prodige d’El Jadida accosta par un beau matin sur les rives de la sphère journalistique où il a mené depuis une brillante carrière qui se poursuit encore.

Le temps s’est écoulé tellement vite qu’à la fin du déjeuner, seule l’enfance qui avait pris par magie dans sa voix une connotation nostalgique, marqua mon esprit. Comme si la vie du poète se résumait à ce mot : enfance, où se confinait toute son histoire et sûrement celle de tout amoureux de cette ville.

D’ailleurs comment peut-on grandir et quitter l’âge puéril lorsqu’on est fils de cette cité séculaire.

Le vaste espace marin qui l’entoure dans une étreinte éternelle, et la couve sans jamais la froisser ni encore moins l’engloutir.

Les remparts imposants du Mellah dans leur splendeur, et le cœur immortel de la citerne qui bat au rythme des vagues depuis des siècles.

Autant de témoins vivants, riches d’histoire, et qui sont là, pour nous rappeler la grandeur d’El jadida et celle de ses hommes, morts ou vivants, et pour empêcher que son passé ne se meurt, ni ne s’efface.

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