mur

Khadija Benerhziel

Des années durant,  les jdidis, et notamment ceux qui habitent le long du boulevard Annassr, avaient l’habitude en se réveillant le matin de contempler la mer sans qu’aucun obstacle ne leur cache la vue, ils regardaient et appréciaient la mer dans tous ses états, aussi bien dans son calme apaisant que dans ses colères . Les automobilistes roulant sur cette avenue admiraient aussi ce beau panorama de la plage en ayant le regard dirigé sur l’horizon et les vagues du grand bleu.

Malheureusement, un beau jour, les responsables de la chose publique de la ville ont eu l’idée lumineuse (ou obscure? Pour obscurcir ou obstruer la belle vue panoramique sur la mer)  d’élever un muret sur les 3,5 km qui longent la route côtière menant à Sidi Bouzid.

La construction de ce mur a soulevé un tollé général aussi bien de la part les défenseurs de l’environnement  que celle des riverains, estimant tous que ce mur est contraire aux lois de l’écologie , que l’accès à la mer ne peut être  interdit aux citoyens ,  et que d’une façon générale il représente un délit  envers la beauté de l’endroit,  sa hauteur ayant été jugée trop haute selon les règles urbanistiques.

Le conseil communal justifie cette construction par le fait qu’elle mettra fin aux pratiques qui faisaient de la plage un dépotoir de la ville.

Mais ils ne se rendent pas compte qu’il sera aussi un dépotoir pour les résidus de la société qui vont y élire domicile et y trouver une cachette sûre pour s’adonner à  leur délinquance.

Le chantier a été interrompu à plusieurs reprises par différents recours à la justice. Maintenant, la deuxième tranche de ce projet va être mise en chantier, depuis Hay Al Manar allant jusqu’à Sidi Bouzid. Après l’emmuration des cabines de la plage, l’emmuration de la confiserie- pâtisserie la Royale,  la construction de ce mur de la honte, qu’est-ce qui sera encore muré et emprisonné dans cette malheureuse ville et sera ainsi sacrifié sur l’autel de la laideur et de la médiocrité?  Pourquoi les responsables locaux ne prennent – ils pas exemple sur les villes du nord, et notamment sur Martil, qui a su mettre en valeur sa corniche, devenue  une belle œuvre en esthétique?

Les moyens manquent –  ils à  ce point ou bien est- ce le sens de l’esthétique qui fait défaut?

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