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Par: Mohammed Beddari    beddari1

Qui de nous, au sein de nos familles, dans les quartiers où on a été souvent sociabilisés, dans les écoles où on a été censé recevoir une éducation susceptible de rectifier, certaines  anomalies apprises ailleurs, n’a-t-il pas entendu des termes et des adages qui ont une connotation raciste?

Et, ils sont tellement nombreux: Draoui,Azoua,Maizou ,khadem,Abd mcharrat El hnak,F’hamat laâbid, l’âbd be dabza,et j’en passe.

Qui de nous, aurait pu bénéficier facilement, du consentement de ses parents, si par hasard, son choix de la future partenaire, serait arrêté sur une jeune fille de couleur. La réponse est évidente, et la définition de ce dernier comportement l’est encore davantage.

Passons à un autre aspect, qui n’est pas basé sur la couleur de peau cette fois-ci, mais sur autre chose.

Je ne parle pas, ici, de certaines tendances islamistes extrémistes, qui ont une position bien connue, sur les juifs, qu’ils soient sionistes ou pas, mais des choses, bien plus simples, qui nous rappellent un peu notre enfance.

Je me rappelle, dans les années soixante, alors que j’avais à peine douze ans, faire en compagnie des copains du quartier, des razzias au Mellah.  On s’amusait à surprendre nos compatriotes juifs, petits et grands, pour leur enlever   les kipas, pour en faire un jeu plaisant.

On attaquait, dans le quartier (Erjila), leurs petites boutiques, pour leur dérober les concombres, le (feggous) à peine paru sur le marché. On va me rétorquer, que c’était le contexte qui attisait ces réactions et ces sentiments, car, ils n’existaient pas auparavant…

Effectivement, le contexte, rappelons le, était caractérisé par la création de l’Etat d’Israël, et la déroute Arabe de 1967. Réaction  de colère spontanée !  Peut être, mais, il se peut que ce soit autre chose.

Parlons de nos attitudes actuelles, alors qu’on est devenus adultes.

Ayant écrit un article, sur l’Histoire des juifs de Safi récemment, paru à ElJadida scoop,j’ai reçu un commentaire dont voici le contenu(hahhhhahhha…),ce que j’ai compris malheureusement ,semble avoir été compris,  par les responsables de cet organe de presse électronique qui l’ont supprimé. Serait-il le même commentaire, si,  c’était un autre thème?  Je n’en suis pas, si sûr.

Si on condamne Israël, pour ses pratiques racistes, incarnées par le mur de la honte, et par l’élaboration, jadis, d’un programme scolaire qui imprégnait les enfants Israélites, dès leur jeune âge,  des sentiments de méfiance et de haine envers les Arabes, il faut qu’on cesse d’avoir, une attitude négative  ou, disons le franchement, une certaine aversion, envers tout ce qui est juif, surtout lorsqu’il s’agit de juifs Marocains, avec qui on a une histoire séculaire.

Sur un plan purement anthropologique, qui pourrait nier nos traditions culinaires et musicales ?

Qui parmi les gens de mon âge, n’a pas vibré aux chansons de Felix al Maghribi, ou Sami alMaghribi!? Même les juifs qui avaient vécu au Maroc, et émigré en Palestine occupée, renforçant les rangs des partis de droite comme le Likoud ou Chas, restent très attachés au Melhoun, et à la musique Andalouse.

Demandez à Abderrahim Souiri,lors des fêtes qu’il  avait animées à Tel Aviv, comment les juifs avaient -ils dansé avec le rythme de sa musique?

Il ne faut pas penser, que cet article est un appel ou une invitation à une normalisation, en empruntant le lexique des politiciens, loin de là, I ‘Etat d ‘Israël restera toujours un ennemi politique et bien plus, civilisationnel, tant qu’il n’aurait pas consenti à la création de deux États démocratiques qui vivraient, côte à côte.

Mais nuançons,évoquer une Histoire,dont les juifs , que ce soit ceux qui ont préféré rester au pays,ou ceux, qui ont émigré, font toujours partie,ne doit pas être un tabou.

 

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