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Presque intime et surtout pimentée par une forte charge émotionnelle. La soirée littéraire organisée par l’Association des Doukkala autour du roman La liste de Naïma Lahbil tagemouati à l’Hôtel Iglesias de la Cité Portugaise d’El Jadida le Vendredi dernier, sort des sentiers battus et des débats classiques qui animent souvent de telles rencontres.

Tous les ingrédients étaient bien dosés pour nous faire vivre une veillée familiale dans un cadre exceptionnel où l’invitée d’honneur ne raconte pas les envolées de son imaginaire romancier mais nous rapporte indirectement le vécu d’une histoire profondément humaine qui se déroule dans les  »karyanes’’ de Casablanca, grande ville où les attentes, les désirs et les frustrations de certains citoyens sont exacerbés.

‘’À travers mon roman, je voulais sortir de l’inventaire et des chiffres pour aller vers la vie, le cœur battant de l’habitat insalubre. Ces agglomérations qui constituent un monde à part et dont on ne retient que le volet espace et sa répartition sur le terrain.’’

Nous rapporte la romancière qui porte aussi la casquette d’universitaire et consultante,

engagée sur plusieurs fronts, puisqu’elle a  entre autre, accompagné le montage et le suivi de programmes de réhabilitation de la médina de Fès, tout en travaillant sur la question de l’habitat insalubre dans le cadre du programme ville sans bidonvilles au Maroc.

Et c’est sans doute cette dernière mission avec tout ce qui s’ensuit comme contact direct avec un monde peu connu mais qui est en pleine mutation qui a inspiré Naïma Lahbil Tagemouati  dans la réalisation de son roman La liste.

Entre autres personnages qui peuplent l’oeuvre de la romancière, deux acteurs sortent du lot et résument la complexité de cet univers qui obéit à ses propres codes et où le combat pour un monde meilleur s’affirme comme une règle d’or.

Deux acteurs et un même combat dont chacun essaye de mener à sa manière pour percer le mur des classifications sociales.

Fatima, la femme forte, illettrée, mais intelligente et sincère qui se bat pour installer sa famille dans un logement décent  et Bouchta, personnage mesquin mû par son désir de s’élever dans la hiérarchie professionnelle et sociale.

Fatima, mère de famille qui essaye de tous ses moyens de quitter ce milieux insalubre en instance de démolition.

Bouchta, architecte nouvellement installé à Casablanca, et qui est chargé du relogement. Issu d’un milieu modeste, il est contraint de se confronter à des situations difficiles, dont Fatima est l’incarnation, et qui le renvoient à sa propre histoire. Un roman qui décrit les réalités quotidiennes d’une large frange de citoyens Marocains qu’on nomme “Ouled l’Kariane”.

À noter que cette rencontre littéraire a été suivie par le Gouverneur d’El Jadida Mohamed Amine El Guerrouj, Mr Bencherki Abdelkrim ainsi que nombre d’invités dont des étrangers.

Chahid Ahmed

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