REGARDS CROISËS 2015 Exposition d’art contemporain SALLE CHAÏBIA TALAL – EL JADIDA MAI 2015

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El Jadida, creuset  de civilisations, ville d’ouverture et de brassage de cultures, cité d’art… se prépare à accueillir un événement artistique d’envergure : « Regards croisés ». Cette exposition réunira cinq artistes marocains de renom et une trentaine d’œuvres artistiques.

 C’est une pléiade de plasticiens, réunie autour d’un thème assez large : l’expression artistique plastique dans sa diversité. Ils sont issus  d’horizons géographiques différents (Marrakech, El Jadida, Azemmour, Casablanca, Salé) mais aussi de générations, de sensibilités, de styles et de médiums multiples.

Une exposition qui constituera une occasion d’échange entre artistes exposants d’une part, et entre eux et le grand public autour des thèmes relatifs à l’art et aux valeurs et messages  qu’il véhicule….

Ce rendez-vous sera organisé par la Direction Régionale du Ministère de la Culture à El Jadida, dans une prestigieuse salle de la Cité portugaise, portant le nom de la non moins prestigieuse : Chaibia Talal.

 Artistes participants:Ahmed EL AMINE, Abdelkarim EL AZHAR, Salah BENJAKAN, Abderrahmane RAHOULE, Najeb ZOUBIR.

Le vernissage de l’exposition aura lieu le samedi 02 mai 2015  à 18h

Ahmed EL AMINE

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Né en 1966 à Casablanca, vit et travaille à Azemmour.

Ahmed El Amine suit une formation à l’Ecole des arts plastiques de Casablanca en 1984. Il devient par la suite professeur d’arts plastiques. Depuis 1996 ses peintures s’exposent au Maroc et à l’étranger. Il organise plusieurs ateliers de peinture pour enfants et participe à de nombreuses activités culturelles et rencontres d’arts.

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Entre figuratif primaire et transfiguration du réel, les toiles d’Ahmed El Amine sont lumineuses, mêlant couleurs froides et vives. Son approche de la peinture gravite d’une manière insensible autour du graphisme qui l’a initié à la rigueur et à la force du trait, une constance dans son œuvre qui n’en constitue pas pour autant l’élément principal. Ce trait a même tendance à se diluer, laissant toute la place à des formes géométriques et à des grands aplats de couleurs qui s’articulent pour suggérer des personnages, des situations. Les traits des visages de même que la morphologie des corps sont asexués pour en souligner l’universalité, autant de figures éternelles où la sensibilité de l’imagination du spectateur s’expriment avec liberté car Ahmed El Amine revendique le rôle actif de ce dernier dans son œuvre.

Abdelkarim El AZHAR

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Né en 1954  à Azemmour, vit et travaille à Azemmour.

Né en 1954 à Azemmour, Abdel Karim El Azhar est diplômé de l’Ecole des Beaux-arts de Tétouan, de l’Académie des Beaux-arts de Bruxelles et de l’Académie des Beaux-arts de Liège.

El Azhar travaille depuis longtemps sur l’échiquier du symbolique. Compartimentée, la toile se prête à une segmentation qui fragmente le vécu visuel en une série de zones répétées inlassablement. Viennent alors s’incruster des signes, des symboles, des motifs figuraux (oeil, poisson, personnages miniatures …). La peinture d’El Azhar est toute en transparence, faite d’esquisses nerveuses et fermes, de formes, de touches de couleurs, d’effets de délavé, de vieilli. Elle se passionne pour les visages, objets de recherche inépuisable, des visages qui se ressemblent sans pour autant être identiques.

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La technique de cet artiste est celle d’un graphiste: prépondérance de la ligne circonscrivant les formes et recevant la couleur. Les détails – objets, chiffres – ou signes – flèches – multiplient tous réunis autour d’un même thème, tous renvoyant à une même symbolique, à une lecture de la quotidienneté.

L’entreprise picturale d’El Azhar paraît de ce fait être tel un système de pensée construit lentement à partir de ces riens dont foisonne la vie quotidienne, que le regard de l’artiste met en relief et en valeur, dans un contexte coloré adéquat.

Salah BENJAKAN

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Né en 1968  à Marrakech, vit et travaille à Marrakech.BENJAKAN est Peintre, graveur et sculpteur, il enseigne également l’art plastique depuis de nombreuses années.

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Passant sans cesse entre couleurs éclatantes et tons sourds, Benjkan dévoile un monde féerique au travers de compositions denses et saccadées réalisées par des gestes sûrs et d’une grande spontanéité. Lauréat de la jeune peinture de la Fondation Wafa Bank en 1993 puis du Forum Kunstler de Cologne (Allemagne), son désir de rencontres et d’échanges avec des artistes du monde entier le conduiront à ponctuer son parcours de nombreux séjours et résidences au Maroc et à l’étranger : Résidence à la Cité des Arts de Paris en 2000, Résidence Cap Corse à Bastia en 2005, Résidence d’artistes (gravure) à l’Institut Français de Tétouan en 2009 ou Résidence d’artistes au Centre d’Art Contemporain d’Essaouira en 2011.                                                                              Abderrahman RAHOULE

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Né en 1944 à Casablanca, vit et travaille à Casablanca.

Abderrahmane Rahoule a commencé sa formation artistique en 1962. En 1967 il suit un stage de céramique à Delft, en Hollande et de faïence en Tchécoslovaquie. Il revient à Casablanca pour être assistant dans l’atelier de céramique de l’Ecole des Beaux-arts. Il repart un an plus tard à Paris pour compléter sa formation et s’inscrit à l’Ecole des arts et Métiers. Professeur puis Directeur de l’Ecole des Beaux-arts de Casablanca.

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 Rahoule s’est intéressé tout au long de son parcours artistique à la céramique, la sculpture et la peinture. Ces trois modes d’expression sont intimement liés par l’importance de la matière, la maîtrise des échelles et des volumes et la recherche des couleurs. Par la céramique, l’artiste réinvestit les savoir-faire ancestraux dans la construction de panneaux colorés en les détournant de leur fonction initiale. Ses toiles témoignent de son sujet de prédilection : le paysage urbain de son quartier natal, Derb Soltan à Casablanca. Rahoule opère par juxtaposition une véritable reproduction architecturale aux couleurs vives : cônes, rectangles, sphères. Les maisons s’étagent, s’articulent les unes dans les autres ou se fragmentent.

Ses compositions architecturales laissent transparaître la mesure humaine des lieux habités.

Najeb ZOUBIR

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 Né en 1954 à Salé, vit et travaille à El Jadida.

Najeb Zoubir étudie à l’Ecole des Beaux-arts de Tétouan, et à l’Académie Royale des Beaux-arts de Bruxelles. Il obtient un diplôme en arts graphiques. Sa première exposition individuelle a lieu à El Jadida en 1984.

En filigrane, les travaux de Zoubir, sans être anecdotiques, chuchotent des rêveries, des émotions, sans pour autant s’y arrêter lourdement pour en faire un monde obsessionnel, une vision unique et close.

En regardant de la fenêtre de son atelier dressé sur les remparts, Zoubir «éprouve le sentiment d’être aux portes de l’éternité»: il se perd dans l’Océan. En regardant vers les remparts, son œil rebondit sur le bastion Saint-Antoine, croise le port, avant de se saisir de la plage et, plus loin, de la forêt qui sépare El Jadida d’Azemmour.

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Dans la peinture de Zoubir il y a un avant et un après. Avant que le peintre ne transporte ses toiles et pinceaux dans l’atelier, il peignait des tableaux légers, aériens, caractérisés par une forte nostalgie de l’enfance de l’art. Après l’emménagement dans l’atelier, il a océanisé sa palette, faisant un bleu autour duquel tourbillonne et s’exacerbe sa peinture.

Zoubir a gardé de son ancienne façon de peindre des taches vives, de l’orange, du jaune, comme pour se remémorer la féerie qui caractérisait ses vieux tableaux ou dynamiser par des notes gaies les foyers océaniques

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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