Morocco's new Prime Minister Saad-Eddine El Othmani (C) gives a press conference as Driss Lachgar (L), Presidnet of the Socialist Union of Popular Forces party (USFP), Aziz Akhannouch (2ndL), President of the National Rally of Independents (RNI), Mohamed Nabil Benabdallah (3rdR), President of the Progress and Socialism party (PPS) , Mohammed Sajid (2ndR), President of the Constitutional Union (UC), and Mohand Laenser (R), President of the Popular Movement party (MP) stand at the headquarters of the Islamist Justice and Development Party (PJD) in Rabat, on March 25, 2017. Saad-Eddine El Othmani announced the formation of the new coalition government which will include ministers from the National Rally of Independents (RNI), the Popular Movement (MP), the Constitutional Union (UC), the Party of Progress and Socialism (PPS) and the Socialist Union of Popular Forces (USFP). / AFP PHOTO / FADEL SENNA (Photo credit should read FADEL SENNA/AFP/Getty Images)

Par: M’hammed Beddari    beddari1

De tout temps, le Makhzen Marocain  a tenu à instaurer une vie politique dont l’équilibre doit être à son avantage, pour qu’il reste maître des horloges.

Personne ne peut contester, que les Zaouïas étaient les véritables obstacles qui se dressaient contre les ambitions politiques des Alaouites.

Il a fallu presque quarante ans pour que ces derniers viennent à bout de l’opposition des Dilaïtes, et Ce n’est qu’une fois les ayant éliminés militairement, que le chemin du pouvoir est devenu grand ouvert pour Moulay Rachid. Et ce problème n’a pas été résolu pour autant, car durant tout leur règne, ils se sont confrontés au problème des Zaouïas.

Celles-ci étaient impliquées d’une façon ou d’une autre dans la crise du pouvoir, après le décès de Moulay Ismail. Elles étaient également les instigatrices de la coalition des tribus du moyen Atlas, contre Moulay Slimane, accusé de Wahabisme.

Et durant tout le 19ème siècle et le début du 20ème, ce problème n’a pas cessé de resurgir de temps à autre, y compris dans la destitution de Moulay Abdelaziz.

Conscients de ce problème, et des conséquences qui peuvent en découler, les Alaouites ont cherché hadià attiser les animosités entre ces institutions  religieuses, sociales et politiques et s’allier avec certaines d’entre elles, en leur octroyant des concessions, et en s’acheminant véritablement vers la constitution des Zaouïas du palais. C’est le cas des Zaouias Wazzannia à ouazzane et Nassiriya à Tamagrout.

Cette politique visait la réalisation de plusieurs objectifs et constituait les relais pour le pouvoir central dans les régions excentriques, tout en évitant toute éventualité d’alliance entre elles. Elle visait aussi l’instauration d’un certain équilibre, ô combien essentiel pour la survie de la dynastie !

Et aujourd’hui, ne sommes nous pas entrain d’assister à la résurrection de cette vieille politique ?

Bien que  le contexte ne soit pas le même, et par conséquent les outils aussi, et que l’adversaire est tout autre !

Rappelons nous  la création, au début des années soixante, du  fameux FDIC, et après le  RNI, puis l’UC… Qui en était à l’origine ?

Pourquoi le Makhzen crée une nouvelle entité politique, à chaque fois?

Et le parachutage de certaines personnalités politiques, contre toute attente, à la tête de certains partis, qui en est l’artisan?

Et les rentes que tout le monde condamne ?

Et les serviteurs de l’État! « خدام الدولة » ?

Tout le monde se rappelle des prix dérisoires du mètre carré, et à Rabat s’il vous plaît, concédés à ces serviteurs, et pour des superficies  dépassant les 1600m et dont  la presse en a fait ses choux gras !

Parmi les bénéficiaires y figuraient, des chefs de partis  politiques qui étaient censés porter le flambeau de l’opposition.

Disons pour conclure, que s’il y’a un domaine où la continuité est affirmée, c’est  assurément, le domaine de la politique Makhzénienne.

 

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