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Depuis le début des années 80, on savait bien que l’avenir d’El Jadida était irrémédiablement scellé et que tous les indicateurs la prédestinaient  à se positionner économiquement aux premiers rangs à l’échelle Nationale.

Aussi, lorsque le terme du “Grand El Jadida”, (dont l’étendue aurait à couvrir un territoire allant de Jorf Lasfar jusqu’à la ville d’Azemmour), avait été évoqué pour la première fois, à la fin des années 90, lors d’une journée d’étude organisée par l’Association des Doukkala, nous avions cru que toutes les interventions du moment allaient donner à El Jadida une nouvelle dimension et que cette petite ville qui s’est longtemps repliée sur elle même allait enfin reprendre sa revanche

en profitant de cette reconnaissance méritée pour grandir sainement et superbement tant elle dispose d’atouts et d’atours en mesure de la hisser au niveau des plus belles et plus harmonieuses grandes villes du pays.

Les maîtres des lieux qui se sont succédé à la tête de cette ville disposaient donc d’une belle longueur d’avance pour repenser l’avenir de la coquette petite Deauville marocaine, en le cadrant dans un contexte différent et beaucoup plus important, afin que ce “Grand El Jadida” puisse être à la hauteur des nouveaux défis qui l’attendent au détour.
Aujourd’hui, et après près de trente années de sursis, on a le sentiment qu’El Jadida vieillit mal et se perd encore dans les labyrinthes de l’inachevé et du mal vivre. On parle toujours d’une ville sans gare routière valable, sans abattoirs modernes et obéissant aux impératifs de l’hygiène, sans politique de santé adéquate, sans schéma de circulation correctement étudié… une ville où même les morts se sentent à l’étroit.

Pire encore, elle a même perdu toute son aura de destination touristique où le balnéaire s’affirmait autrefois comme étant un des leviers des plus  crédibles et des plus attractifs.

Curieusement, et en parallèle avec les défections citées plus haut, il se trouve qu’à peu de kilomètres sur le flanc nord du “Vieux El Jadida”, une nouvelle ville qu’on dit intelligence est en train de naître sous le nom de Puma. Une nouvelle ville dont le concept s’inspire des temps de la modernité et qui se veut résolument tournée vers l’avenir.

Inversement, il se trouve aussi que de l’autre côté de notre El Jadida, et plus précisément au delà de Sidi Bouzid, toute la zone est dédiée à l’implantation du parc industriel sur une superficie de 500 ha, en plus du port de Jorf Lasfar, du complexe phosphatier, des centrales thermiques des projets de la rade pétrolière et celui de la raffinerie.

Vu d’en haut, le tableau de ce “Grand El Jadida”, tel qu’il est en train de se dessiner nous présente successivement un gigantesque quartier industriel, une ville difforme et grouillante qui étend ses tentacules en profondeur et non côté océan et qu’on pourrait déjà appeler le “vieux El Jadida”, une ville intelligente noyée dans la verdure et aspergée des embruns d’un espace océanique toujours vierge puis enfin Azemmour la doyenne qui sonnerait bien comme capitale culturelle.

Pour terminer, je laisse à chacun le soin de faire sa propre interprétation et ses propres déductions.

Ah! Ce Grand El Jadida qui avait ébloui la petite et charmante El Jadida.

                                 CHAHID AHMED

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