El-Jadida: Que de méfaits commis au nom de « monsieur le gouverneur » !

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En ces temps où le vent du changement a soufflé et où notre pays s’est engagé à jamais dans l’instauration d’un Etat de droit où régneraient la transparence, l’égalité des chances, le respect et l’application rigoureuse des lois ainsi que  la considération des libertés des individus, on constate, malheureusement à notre grand regret, que les rigides esprits, hostiles à  ce changement, et les forces du mal subsistent toujours et refusent d’adhérer à ce processus démocratique voulu par le Roi, les forces vives de la Nation et le peuple marocain.

Usant de leur influent statut administratif et abusant de la confiance et/ou de la désinvolture de leur « boss », ils continuent à mener, dans le sens contraire, leur barque comme bon leur semble. Aucune administration locale n’échappe à ce dépassement. L’exemple le plus édifiant nous provient de la province d’El Jadida où cette culture bâtarde est toujours de mise.

Cette mentalité, héritée d’un passé noir et non honorant, subsiste, hélas !, dans cette institution devant servir de modèle de transparence. Certains chefs de division, de service, des agents d’autorité et même des fonctionnaires du bas de l’échelle administrative, exploitent leur position dans cette enceinte pour en abuser en imposant leurs propres lois et règlements dans le but de servir leurs intérêts plutôt que l’intérêt général.

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Appliquant la politique des faux- fuyants, ils n’hésitent pas à user du nom de « monsieur le gouverneur » pour imposer leur diktat et, par là, atteindre leurs objectifs machiavéliques. « Ce sont les directives ou les instructions » de monsieur le gouverneur, « monsieur le gouverneur est en colère… », « Au nom de monsieur le gouverneur… Voilà les bluffs dont ils usent pour justifier leurs comportements. Les victimes de leur arrogance sont, en général, des agents d’autorité, des présidents de commune…

Des personnes, donc, « dociles » et  incapables de contrarier et d’irriter « monsieur le gouverneur » (sic). Ces messieurs sans scrupules, sachant pertinemment que personne n’oserait s’informer auprès de « monsieur le gouverneur », usent, donc, de ces procédés diaboliques pour parvenir à leurs buts. Même des correspondances incriminantes provenant  des citoyens ne lui parviennent pas par moments. Elles sont stoppées.

Par de tels actes illégaux, peut- on espérer l’instauration de la véritable voulue par le Roi et prônée par les forces vives du pays avec cette race de responsables et fonctionnaires?

Y croire relève du monde de l’impossible. L’expérience et l’amer vécu ont montré que, même après un changement au sommet de la pyramide administrative, le féodalisme, le mal et la corruption sévissent en permanence. Le monde des affaires louches, les businessmen et les corrupteurs ne le savent que trop ! Convaincus que ce sont ces auxiliaires qui mènent le bon et le mauvais temps, cette race d’opportunistes, habituée à vivre dans les eaux troubles, use de tous les moyens et de toutes les astuces et ficelles pour « avoir sous la main » cette racaille de responsables qui ont fait fortune en un temps réduit. Ne demandant pas mieux, ces derniers se plient aux caprices de « leurs maîtres » aux mains très larges. Que faire, donc, pour assainir la situation ?

Le gouverneur -ou tout autre premier responsable de toute autre administration extérieure- devrait consacrer une journée dans la semaine réservée uniquement aux citoyens souffrant d’un problème relevant des compétences de son administration. L’administration de quelle nature qu’elle soit, demeure, en premier lieu, au service du citoyen. Il est inconcevable qu’on ne lui accorde aucune considération et qu’on ne lui prête aucune attention. Ecouter les doléances du citoyen est une prérogative à laquelle doit se circonscrire tout premier responsable. Et en particulier, le gouverneur qui demeure, de par les prérogatives qui lui sont attribuées, le premier et dernier responsable dans le territoire dépendant de sa juridiction. On ne pourrait tolérer qu’il s’enferme, à double tour, dans son bureau et qu’il ne reçoive pas les citoyens. Au contraire, on aimerait bien voir un gouverneur mêlé aux citoyens, près d’eux. Quitte à effectuer des tournées à pied au milieu des citoyens. Adoptant une politique de proximité, il est certain que les malintentionnés des responsables de n’importe quel service auront intérêt à se tenir droit de peur d’être désagréablement surpris par une dénonciation. D’autre part, le gouverneur se doit de se munir de cellules formées de compétences minutieusement choisies afin d’assurer le suivi de ses directives et instructions ainsi que les différents dossiers de développement économique, social ou tout autre. Enfin, un service spécial dont le rôle est la réception du courrier des citoyens, devrait être créé. Comme cela, on éviterait que des correspondances n’arrivent pas à bon port. D’autres mesures pourront être instaurées pour servir les citoyens. Il suffit seulement de manifester le désir de le vouloir si on est vraiment préoccupé par le devenir du pays et de ses populations !

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