Depuis qu’on avait commencé à parler du déclassement de l’Aérodrome d’El Jadida, en lui collant, en langage d’aménagement urbanistique, le nom du « Secteur III », toutes les prévisions qui tendaient à mieux concevoir l’avenir de la ville, tablaient sur la manne de ces dizaines d’hectares qui pourraient représenter l’assiette foncière idéale, en mesure de cautionner le meilleur des avenirs.

On considérait alors ce secteur III, comme étant la bouffée d’oxygène qui allait réanimer une ville qui étouffe et se sent très à l’étroit dans sa peau.

Aussi, lorsque la totalité du terrain a été bradée pour quelques sous, personne dans la ville, n’avait fait grand cas de cette largesse d’esprit, parce que les maquettes de l’aménagement des lieux qui circulaient dans le temps, dessinaient les contours de ce nouveau quartier comme étant « la nouvelle El Jadida », qui regrouperait toutes ces administrations qui faussent la note côté front de mer, et qui serait aussi dotée de tous équipements nécessaires, de vastes espaces verts et lieux de loisirs…somme toute, une petite nouvelle ville intelligente qui aura à décongestionner El Jadida la doyenne, en déplaçant le centre d’attention des citoyens et visiteurs vers cette nouvelle place bien et mieux organisée.

Le hic! Pour quelle obscure raison toutes ces prévisions s’étaient elles évanouies sans la moindre explication?
Comment se faisait-il qu’on ait pu passer du merveilleux au cauchemardesque aussi aisément et sans aucun respect pour le sort d’une ville dont l’avenir sera incontestablement handicapé,( ironiquement), par ce même secteur qui était censé garantir ses meilleures futures perspectives?

Jusqu’à nos jours, « le quartier de l’aérodrome » (Même le nom qu’on lui a attribué, nous fait penser à un quelconque bidonville, comme ceux qui couronnent souvent la proximité des Aéroports), jusqu’à nos jours donc, le quartier ne représente rien d’autre qu’un immense champs de champignons en béton, à proximité d’une ancienne mais toujours vivante décharge publique, dans un environnement parsemé de terrains vagues et de vide sécuritaire.

Pour certains, cela pourrait paraître plus ou moins digérable, aussi, j’aurai bien aimé demander leur avis dans quelques années, lorsque les intempéries, les poussières et l’humidité auront terni les hauteurs des façades…mais là, c’est le commencement d’un autre épisode qui portera le nom de « Quartiers ghettos » d’El Jadida.

CHAHID AHMED

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