Certes, les marocains s’attendaient tous, à une prolongation du confinement.

Mais ce à quoi l’on s’attendait le plus, c’était de savoir, si des secteurs comme le bâtiment, la pêche…allaient pouvoir démarrer leurs activités et alléger la lourde facture économique qui en résulte.

Ce à quoi l’on s’attendait le plus, c’était de savoir, si les zones épargnées, et elles sont nombreuses au Maroc (Hamdolillah), allaient reprendre une vie « normale », avec les précautions de circonstances certes et l’interdiction de déplacements inter/villes, cela va de soi.

Malheureusement, rien de tout cela n’a eu lieu.

Les zones épargnées par le virus, se sont retrouvées, logées à la même enseigne que les autres.

Du coup, une zone comme le Sahara, avec zéro cas aujourd’hui, au lieu de reprendre ses activités, surtout maritimes, doit continuer à vivre en mode confinement, comme le reste du pays.

Si on jette un regard sur la France, un pays toujours en confinement, son territoire d’outre-mer (TOM), en l’occurrence, la Nouvelle-Calédonie, ne l’est plus.

Pourquoi ? Eh bien, tout simplement, qu’avec ses 18 cas positifs au virus, il servira, par son dé confinement, d’abord à reprendre une vie normale (et Dieu sait combien on n’en a tous besoin) et à servir aussi  de ce qu’on pourrait appeler un « avant-goût », de ce que sera, le déconfinement (progressif), en France le 11 mai.

Si on insiste sur cette préparation judicieuse et intelligente du déconfinement, c’est d’abord parce que le confinement à un coût très élevé pour notre économie. Ensuite, parce que plusieurs zones de notre pays, sont toujours épargnés.Et encore et surtout, qu’il ne faudra pas croire que le 20 mai, le virus ne fera plus partie de notre quotidien. Il sera là et bien là. Une quasi-certitude, d’après les spécialistes. Et l’on devra, qu’on le veuille ou non, apprendre à cohabiter avec lui. Ce qui veut dire, respecter : distanciation, port du masque, hygiène…

Si certains ont cette peur bleue du virus aujourd’hui, c’est  parce qu’ils voient les « ravages », aussi bien, au niveau humain qu’économiques, qu’il est entrain d’opérer , principalement, en Europe et aux USA.

Le Maroc par comparaison à ces pays, doit s’estimer heureux. Alors comment se fait-il que ces pays, et en dépit de ce qu’ils ont subi et continuent à subir, préparent déjà, l’après confinement, et que chez nous on ne pipe mot ?

Ordonner le confinement c’est facile. Mais sauver l’économie nationale, tout en traversant avec le moindre mal cette pandémie, l’est moins.  

Alors est-ce par manque de confiance en la maturité du peuple marocain qu’à été décidé cette prolongation d’un mois et sans la moindre explication ?

 Au contraire, le peuple marocain à montrer au monde entier, sa maturité et sa grande capacité d’adaptation. Certes il y a eu quelques écarts, minimes faut-il le préciser, mais qui relèvent plus de la passivité des autorités qu’autre chose : sortir sans permis de circuler, s’adonner à un petit commerce (ferracha, marchands ambulants…) alors que ces personnes touchent une rétribution pour, justement, rester chez eux….

Le virus est là et risque de durer dans le temps. Et ce n’est pas parce que Saâdeddine El Othmani a fixéla date de 20 mai, que le virus va plier bagage le 19 et partir ailleurs.

Autant apprendre donc, et dès maintenant à cohabiter avec lui. Et ce, en commençant par donner le feu vert à certains secteurs de reprendre leurs activités (bâtiment, pêche…). C’est surtout à cela que l’on s’attendait pour l’après 20 avril.

Malheureusement, les décideurs ont manqué, soit de courage, soit de confiance en leur peuple, soit des deux à la fois…pour le plus grand malheur de l’économie nationale.

Le réveil de l’après confinement, risque d’être très douloureux pour les citoyens.

Par : Hanbali  

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