Pourquoi El-Jadida est poursuivie par la poisse ?

Désormais, nul ne peut contester ce constat clair aux yeux de tous: El Jadida se dégrade tellement qu’il devient difficile de la qualifier de ville.

Certes, on ne peut nier que les problèmes conjoncturels dont souffre tout le pays en ces temps de crise sanitaire n’arrangent en rien la situation. Mais la conjoncture est la même dans tout le Royaume, et pourtant, on constate que pendant que certaines villes émergent et se développent, El Jadida marche à reculons.

Rien dans cette ville ne respecte les normes. Tous les secteurs souffrent d’un manque flagrant d’infrastructures cohérentes et adaptées à une population en perpétuelle croissance. Pourtant, on avait prédit un avenir florissant pour cette ville, suite à son industrialisation.

Mais il semble qu’on n’a pas pris en considération l’avidité de ces pseudo-  » leaders » dont seul l’intérêt personnel compte.

La réforme constitutionnelle de 2011, a permis au Maroc de faire du développement territorial un choix stratégique pour la consécration de la démocratie et la participation citoyenne. Ce qui a impliqué le renforcement du rôle des collectivités afin qu’elles assument pleinement leur mission en tant qu’acteurs et partenaires essentiels du développement et de la mise en œuvre des politiques publiques.

Le rôle des élus communaux et leurs compétences ont depuis été mis à l’épreuve, et ils n’ont malheureusement pas pu relever les défis d’un développement garanti, même avec tous les atouts dont la ville dispose, pour s’acquitter au mieux de leurs missions.

Il est grand temps que les autorités admettent que les citoyens en ont marre de ces solutions qui ne font qu’atténuer les maux au lieu de s’attaquer aux causes.

Inutile de relater l’état d’insalubrité des rues et des quartiers, ni l’incivisme constant et persistant, ni la corruption, sous toutes ses formes…

 Combien de temps faudrait-il  attendre encore, avant que notre ville ne sorte de cette impasse ?

A l’approche des élections, nos élus sont, certes, aux aguets, pas dans le souci de contribuer au développement de la ville, mais pour avoir une autre chance de pouvoir  » gérer »  l’argent du contribuable.

Ceci dit, l’échec de la gestion de la chose publique n’incombe pas qu’aux seuls élus ou à… la poisse. Les « citoyens » qui monnayent leurs voix, en  contribuant à l’élection de telles personnes, endossent aussi une grande responsabilité.

Espérons que nos chers concitoyens ont tiré des leçons des précédentes élections. Temps que cette tranche de la société, fasse grand étalage de sa Maturité.

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