BEDDARI66
Par: Mhammed Beddari   beddari1
Je me rappelle, d’un certain 10 Ramadan, de l’année 1961,comme si c’était hier. J’avais à peine 12 ans,je me faufilais pour me frayer un chemin , tellement il y’avait du monde, on dirait que tous les Jdidis avaient déserté leurs maisons.j’avais l’impression qu’ils s’étaient donnés rendez-vous,dans l’espace en face de la cité Portugaise,réservé à l’époque à la « Halqa », pour faire le deuil ensemble. Ce n’était, ni à la directive d’un quelconque M’quadem,ou tout autre agent d’autorité, c’était spontané. Tout le monde se sentait touché par un événement inopiné. Tellement l’opération annoncée et subie par le père de la nation était bénigne. Grands et petits étaient en larmes, les sanglots,les évanouissements,les sirènes des ambulances qui faisaient le va-et-vient, pour transporter les évanouis,et, ils étaient nombreux. Nos compatriotes juifs constituaient des cercles pour pleurer ensemble, celui qui les défendait contre le gouvernement de vichy,en répétant la fameuse phrase « je n’ai dans mon pays que des Marocains, » ils pleuraient en criant en hébreu des phrases, qui n’avaient jamais cessé de retentir sur mes oreilles, et que je n’ai, jusqu’à présent, jamais compris, quoique le contexte m’en approchait le sens ( Aché mérakhé markinou Ben Youssef). Bref,la photo d’en bas, résume mieux la situation, que mille mots que j’aurais trié pour décrire la situation,qui avait durée quelques jours.
http://i1.wp.com/eljadidascoop.com/wp-content/uploads/2017/06/BEDDARI66.jpg?fit=1024%2C1024http://i1.wp.com/eljadidascoop.com/wp-content/uploads/2017/06/BEDDARI66.jpg?resize=150%2C150adminsArrêt Sur ImagePar: Mhammed Beddari    Je me rappelle, d'un certain 10 Ramadan, de l'année 1961,comme si c'était hier. J'avais à peine 12 ans,je me faufilais pour me frayer un chemin , tellement il y'avait du monde, on dirait que tous les Jdidis avaient déserté leurs maisons.j'avais l'impression qu'ils s'étaient donnés rendez-vous,dans...Source de L'information Fiable

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