Point de vue « CES GENS QUI EMPOISONNENT LA JEUNESSE DOUKKALIE »

Par: Abdellatif Cherraf   cherraf

S’il est vrai que les mots ne tuent pas, ils ont le pouvoir de blesser. Tous ceux qui enfants, rêvaient de jouer ou de diriger leur club fanion, le DHJ, section football, ont subi les railleries, le harcèlement sexuel des entraineurs ou les insultes de leurs camarades de jeu …           

Durant mes années de jeunesse, les années 60, à l’image de mes amis du quartier  « kâlâa » et mes camarades des autres quartiers ; « Essfa, Mallah, Lala Zahra, Derb Ben Driss », l’unique sport qu’on pouvait pratiquer dans la rue c’était, le football. Et encore ! La rafle et quelques énergumènes nous confisquaient le ballon ou plutôt  « gelda» Et gare à celui qui osait supplier pour la récupérer…

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 Les autres sports, tels, le hand, le basket, le volley, l’escrime, la danse classique, il fallait passer par l’association sportive scolaire (ASS).

Quant aux autres disciplines, le tennis, l’escrime, la danse classique… c’était réserver pour une certaine classe de la société. Entre autres, les grandes familles marocaines,  françaises et d’autres étrangers résidents au Maroc !

Heureusement que l’ASS ouvrait grandes les portes de la salle des sports pour la jeunesse doukkalie.

Et les autres ? Je veux parler des non scolarisés. La plupart était des apprentis dans divers métiers et ceux qui se débrouillaient, notamment, les « khiyattas » des djellabas s’organisaient entre eux pour se retrouver  chaque  vendredi  à la plage pour le match du jour… Alors que dire de la natation ?

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Salle des sports Najib Naâmi, 1ère salle couverte du royaume

Les jeunes (de 10 à 15 ans) des quartiers précités allaient en groupe à la Mole « moune » à leur risque et péril. Les plus petits à la plage. Quant aux enfants de nos «protecteurs »  ils avaient la belle piscine de l’hôtel Marhaba…

Parmi les gens qui empoisonnaient la vie à la jeunesse jdidie, deux policiers, Zaouia et Bougâada ! Fermons vite cette parenthèse et revenons au DHJ et à sa réputation de jadis.

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TIFO à l’image des terres des doukkala: verdure, richesse agricole…et couleurs du club

N’est-ce pas que la majorité des jeunes mazaganais s’avaient quoi faire avec un ballon, mais n’avaient pas la  chance de ceux qui étaient admis au sein du Diffâa Hassani Jadidi… ?

Et le service de la Maison des Jeunes (jeunesse et sports) «Dar Chabab » créa le championnat inter quartier de football qui fit découvrir de jeunes virtuoses du ballon rond à l’image de l’ASS…

A l’époque, le football tournait avec quelques dirhams et les joueurs pratiquement tous originaires des terres de Doukkala, défendaient crânement les couleurs du DHJ voire du Rachad pour quelques sous ! Certains  fonctionnaires, se payaient eux même leurs sandwichs les jours des matchs…

A titre indicatif, précisément dans les 70, les primes des joueurs du DHJ étaient comme suit : match gagné 1OOdh, perdu 0DH, nul 50dh… Et souvent les joueurs les plus audacieux allaient taper à la porte du président, feu Lyazid Chergui pour réclamer leur prime !

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Feu Lyazid décoré par Mohammed VI, alors prince héritier

Ces joueurs qui ont outre passé le harcèlement sexuel des entraineurs et les insultes des chauvins, étaient toujours à l’entrainement dans des heures impossibles (midi à 14 heures) sur un terrain en terre battue ! En ce temps- là, il n’existait ni parrain ni sponsor… mais il existait des hommes qui aimaient cette ville à l’image de feu Lyazid Chergui et Abdelkrim Ben Cherki. Le premier, fou du football, le second de l’aide social…Tous deux ont œuvré pour la création de l’Association des  Doukkala qui marqua de son empreinte le football jdidi par le retour de l’entraineur hongrois Paule Orotz et auquel l’Association des Doukkala déboursait  50.000 dh par mois. On peut dire, aujourd’hui et c’est un constat personnel, que les hommes qui géraient les associations sportives ou autres, notamment, le DHJ avant l’arrivée du groupe OCP, donnaient de leur temps et de leur poche, quoi que l’on dise !

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Bencherki en compagnie du gouverneur de la ville

Et maintenant, ceux qui gravitent autour du DHJ, c’est surtout pour leur bien personnel et partisan avant tout !

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Une formation des anciens du DHJ

 

Debouts de G à D: Khaili, Chrif, Dezzaz, Hermak, Baba, Fayyouz, Yakdani, Hanbali

Accroupis de G à D: Ait Jork, Belmansour, Krimou, Badaoui, Zidane, Ch’9iyya9, Benbiyi

 

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