L’impeccabilité n’est pas une particularité humaine. Tout le monde se trompe, tout le monde commet des erreurs. On devrait, par conséquent,  pardonner  assez facilement leurs fautes aux gens autour de nous.  A la condition, toutefois, que le fautif reconnaisse son tort et s’engage à en réduire ou effacer l’impact.  En même temps, on est obligé d’admettre qu’une erreur n’a pas la même signification ni  ne produit les mêmes effets  selon qu’elle est commise par un individu quelconque ou par une personnalité importante. Ceci explique la hargne des marocains contre deux de leurs ministres soupçonnés de n’avoir pas déclaré quelques employés dans leurs cabinets privés à la CNSS (Caisse Nationale de la Sécurité Sociale) comme le stipule et l’exige la loi du travail dont ils sont directement responsables puisque l’un était chargé de la justice, actuellement des Droits de l’Homme, l’autre du travail et de l’insertion professionnelle.

Indigné mais défiant lorsqu’il est question  d’informations rapportées par les réseaux sociaux nous avons patienté, le temps de nous assurer qu’il s’agit de faits réels et non pas de rivalités ou de manœuvres  politiques qui marquent  habituellement l’approche des campagnes électorales.  Les réponses n’ont pas tardé à venir puisque cherchant à se disculper du flagrant délit, les deux hauts responsables ont accumulé des maladresses qui ont plutôt confirmé l’infraction et avivé les protestations d’une population irritée. Pour gérer leur crise, l’un a opté pour la confrontation par des arguments absurdes. L’autre plus tempéré a opté pour l’éclipse et pour le mutisme. M. Ramid ne convainc personne. Un employé normalement constitué, qui trime pour un salaire modique ne renonce jamais volontairement à un droit, n’en fait jamais don à son patron (même quand cela rime bien). De plus, la générosité dont il est question dans un document sans valeur que M. le ministre brandit ne dispense pas de l’acquittement des devoirs. M. Amakraz retrouvera inévitablement ses détracteurs au parlement et ne pourra jamais justifier le retard avec lequel il a réglé la cotisation de ses salariés à la CNSS dont il est le président du conseil administratif!. Les choses se seraient beaucoup mieux passées s’ils avaient reconnu leurs fautes, présenté des excuses et demandé leur départ du gouvernement.

Pareils scandales et dérapages, fort répandus, ne disparaîtront que par l’application rigoureuse du principe « responsabilité et reddition » que les marocains réclament depuis des lustres.

Ahmed BENHIMA (El Jadida Scoop)

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