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Par: Ahmed Chahid

Décidément, le parc Mohammed V d’El Jadida, n’arrête pas de susciter nombre d’interrogations concernant l’état de dégradation auquel est confronté cet espace vert qui est de surcroît, planté aux pieds d’une commune urbaine, censée assurer sa protection et son entretien.

Pourtant, ce haut lieu de mémoire, dont l’histoire est gravée par des événements très marquants, doit faire appel à des égards particulier au même titre que son compagnon de route, en l’occurrence, le théâtre Saïd Afifi qui a eu la chance de trouver enfin de solides avocats pour plaider sa cause.

Ironie des nouveaux temps. Même les printemps ne fleurissent plus au niveau de ce parc où les essences les plus rares et les plus exotiques avaient pris racines en toute harmonie, surplombant les myriades de couleurs que reflètent les espaces fleuris qui se concurrencent en senteurs et en beauté.

Aujourd’hui où l’heure est à l’environnement il semble encore une fois que cette belle préface de la ville d’El Jadida, dont la rénovation antérieure avait nécessité le concours de paysagistes professionnels et partant l’injection de sommes considérables, ne figure plus dans l’ordre du jour de nos politiques.

Toujours est-il qu’au-delà de la détérioration avancée qui marque cet espace vert, considéré autrefois comme étant l’un des plus majestueux du pays, force nous est de constater que même les sculptures qui ornementent le parc Mohammed V elles aussi, n’échappent plus à cet état d’indifférence.

Juste sous les fenêtres du temple des décisions communales, gît depuis longtemps l’une de ces sculptures sans que quiconque puisse se donner la moindre peine de lui redonner sa vie d’œuvre d’art. Pourtant cette pièce entre autres, puise son importance du fait qu’elle est représentative du premier symposium national de la sculpture qui a mobilisé des artistes nationaux et internationaux de grande renommée afin de constituer le premier noyau du musée national de sculpture à ciel ouvert.

Pour tous ceux qui souffrent de courte mémoire, rappelons que dix artistes de différents pays dont la France, la Russie, la Belgique et le Liban, en plus les nationaux comme Ikram Kabbaj et Mohamed El Aâdi (Artiste d’El Jadida) ont collaboré durement pour la réalisation de ce premier symposium qui a été organisé par l’association des Doukkala sous la Présidence d’honneur de S.A.R la Princesse Lalla Meryem.

Ce symposium qui devrait couvrir par la suite d’autres villes du Royaume s’est donné comme objectif, la création d’un fond national de sculpture avec le souhait de donner au Maroc une dimension internationale en matière d’art contemporain en plein air et mis à la disposition du public.

C’est assez triste de l’avouer, mais il se trouve qu’à défaut des merveilles que dégageait le parc que nous avions connu et vécu, la génération actuelle n’a pu hériter que de l’ombre du passé. Un héritage des plus lugubre où des arbres fantômes sont pris d’assaut par des nuées de volatiles blanches les couvrant tel un linceul qui sent la charogne et met fin à cette ère où la beauté de la nature avait un sens.

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