oum rbia azemmour

Oum Er Rabiî

Ça fait des lustres que les

canons s’étaient tus

Depuis lors , beaucoup d’eau a

coulé sous les ponts

Que d’histoires racontées , que

de temps perdu

De quoi berner toute une ville

et ses démons

………

Le fleuve dans ses délires

et son désespoir

Pleure les siens perdus mais

aussi ses ennemis

Quand ses larmes se mêlèrent

aux gouttes de pluie

La couleur de ses eaux passa

du bleu au noir

……

Sa complainte jeta dans les

bras de Morphée

La ville qui s’endormit malgré

les orages

Le bruit de l’oued retentit au

cœur de Carthage

Réveillant les veuves des

pirates oubliées

Dans mes veines, il coule et je

l’entends murmurer

que la ville a oublié de se

réveiller

Il parla des siècles passés à

se languir

De l’alose , de l’amour fuyant sans revenir

……..

Et les vaines tentatives de

toutes parts

Des phéniciens et des

romains qui aux combats

Périrent en essayant de

franchir les remparts

Pour l’alose et pour les filles

de la casbah

………

Le fleuve assure et jure par

son créateur

Que tous les secrets confiés à

ses profondeurs

Par tous les libérateurs et

autres insoumis

Resteront jusqu’au retour de

l’alose enfouis

Driss Tahi

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