ONCF : La série noire continue et les voyageurs en paient les pots cassés

TRAIN

Des voyageurs arrêtant un train  à El-Jadida, pour protester contre ses fréquents retards

Par: Khadija Choukaili

Depuis le lancement des travaux de la ligne à grande vitesse (LGV), le trafic ferroviaire a été fortement affecté, particulièrement au niveau des axes Casablanca-Rabat et Casa port-Aéroport Mohammed V. Certains trains navettes rapides (TNR) ont été supprimés, ce qui a perturbé davantage le trafic et a causé des désagréments aux voyageurs, surtout ceux qui font la navette via l’axe Casablanca-Kénitra, qui galèrent pour tenter, tant bien que mal, d’arriver à destination dans les temps prévus (et qui souvent sont malheureusement imprévus.

Par malheur, malgré le remplacement de certains par des trains dit « spéciaux », selon le jargon de l’ONCF, les retards sont devenus le lot quotidien de ces voyageurs contraints de se déplacer quotidiennement entre Casablanca et Rabat et subir ces attentes interminables quand le train s’arrête au milieu de nulle part, pour une durée dépassant souvent les 60mn.

Et puis il y eut le déraillement du train reliant Kénitra à Casablanca au niveau de Bouknadel survenu le 16 octobre et sa collision avec le pont. La cause de cet accident serait l’excès de vitesse, qui a atteint 158 km/h à l’endroit de l’accident bien que la limitation soit fixée à 60 km/h.

Et la série noire a continué et a causé un réel soulèvement au niveau de la gare de Casa-Port, quand les voyageurs, excédés par cette suite d’évènements tragiques, et abandonnés à leur sort à 7 km de Casablanca, ont dû faire le trajet à pieds pour protester et faire des réclamations à qui de droit. Cependant, leurs plaintes sont restées vaines car aucune démarche n’a été faite pour leur expliquer et essayer de limiter les dégâts. Car pour cet office qui détient le monopole, le client est tout, sauf roi.

En attendant la fin des travaux de cette ligne à grande vitesse, les pauvres voyageurs continueront à galérer. Et qui sait si d’autres malheurs ne les attendent pas au bout du tunnel. Enfin, c’est juste une façon de parler, car les tunnels, s’ils existent ce serait une autre paire de manche. L’ONCF s’en sort déjà à peine ainsi.

 

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