Nos enfants, des robots ? Autre temps, autre mœurs…

jeux

Le temps que consacre l’enfant aux jeux électroniques doit faire l’objet d’un contrôle rigoureux.

Par : Mouna ACHIRI

«  -Maman, peut-on mourir à n’importe quel moment de sa vie ?

– Exactement, nul ne sait quand son décès surviendra.

– Moi je n’aimerai pas mourir en jouant à ma console.

– Pourquoi ?

– Parce que je perdrais la partie.  »

Votre enfant vous a-t-il fait un tel aveu un jour ? Le mien si. Et loin de susciter de l’humour, cela provoque de la méditation.

Que sont devenus nos enfants ?

A quoi pensent-ils tout le temps ? A quoi occupent-ils tout leur temps libre ?

Qu’aiment-ils faire comme distraction ?

La même réponse à toutes ces questions : jouer à la console.

Ont-ils un avantage sur nous, qui n’avions ni jeux électroniques, genre ipods, iphones, ipads, tablettes, et autres machins chouettes à rayons laser, encore moins d’ordinateur, cd, dvd, vcd, blue-Ray et compagnie ? Nous qui n’avions pour jeux que le fameux Colin Maillard, la marelle, les billes, les poupées, la tague, la corde à sauter, les interminables partys de thé, la coiffeuse, maquilleuse, marieuse, docteur, caissier, instituteur entre autres. Des jeux qui sollicitent autant le physique que le moral et surtout la sociabilité, l’entraide et l’ouverture aux autres.

Aujourd’hui, quand vous invitez les copains-copines de votre môme pour sa fête vous remarquez forcément être autour du gâteau entre adultes pour souffler les bougies, tandis que les petits invités sont tassés chacun dans son coin à tripoter son engin solennellement ou à solidariser pour partager des consoles et échanger jeux et nouveautés. Chacun meut dans son monde, isolé, livré à lui-même, effacé, passif, impassible, presque triste. La flamme juvénile absente, la joie de vivre éteinte, la ferveur de l’âge troquée contre un mécanisme démunis de toute humanité, une danse des doigts dépourvue de toute chaleur, de tout sentiment.

Dilemme presque insurmontable surtout si on considère un environnement qui offre peu de commodités distractives susceptibles de détourner l’attention de nos enfants. Au Canada ce problème ne se pose pas puisque les moyens de distraction ne manquent vraiment pas. Immenses parcs en nombre impressionnant, salles de jeux à thèmes, activités organisées à chaque vacances par la Ville, pour la plupart gratuites, bibliothèques hyper équipées de tout genre de lecture imaginable ; il suffit de faire savoir ses besoins.

Chaque fête ou événement de l’année apporte son lot d’activités organisées dans les parcs, les centres commerciaux, les écoles, les bibliothèques et gratuitement s’il vous plait !  Dans les pays où ces événements, ou d’autres, passent inaperçus il devient plus ardu d’arracher les enfants à leur joujou électronique, faute de leur donner sinon mieux, du moins égal…

Sincèrement vos yeux et vos oreilles

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