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N’insultons plus l’Histoire de notre Ville, ne démystifions plus son passé ni celui de tous ces  Hommes qui avaient combattu dignement et sur tous les fronts pour que cette ville d’El Jadida tant chère à notre cœur, puisse garder son âme tranquille et ses souvenirs immaculés.
Nous espérons que c’est simplement sous le coup de l’ignorance ou de l’improvisation hâtive que certains historiens de la dernière heure  ne s’embarrassent d’aucune  gêne en
cantonnant la création du Difaâ Hassani au petit coin de l’année 1956. Un tel dérapage consiste à tuer une deuxième fois tant de jeunes du quartier «Sfa» et autres que l’administration du protectorat qualifiait de rebelles pour ne pas dire résistants en leur menant la vie dure tout bonnement parce qu’ils 2019-02-15 01.15.56essayaient de créer une équipe proprement Marocaine du nom de Difaâ (Un mot à connotation de résistance), dont les jeunes d’autrefois ne s’en cachaient nullement, aidés en cela par quelques Français libéraux.
Ces effrontés faussaires sauront-il jamais que la cellule souche est d’une importance capitale puisqu’elle est en mesure de donner corps à l’organisme tout entier. Et cette cellule tant recherchée qui porte ici le nom de Difaâ Club Africain (DCA), existait bel et bien dans cette ville de Mazagan sous protectorat. Ignorer cet état embryonnaire dont les premiers battements ont fusé leurs impulsions à l’aube de l’année 1950, serait un crime de mémoire envers tous ces anciens qui voyaient dans le Football de cette époque de protectorat un échappatoire vers la liberté et surtout un ingénieux moyens pour la mobilisation et la solidarité des citoyens.
Repose en paix Si Belarbi Bacle, repose en paix Si Ben Chaâ, repose en paix Si Mohamed Moundib…

2019-02-15 03.11.52Qu’ils reposent en paix, tous ceux qui ont supporté dignement la puanteur des geôles et les sarcasmes des matons lorsque les rafles des policiers les avaient traqués ce beau jour où  le nom du Difaâ, dessiné au charbon  sur toute l’étendue des murets qui clôturaient le parc Spinney, avait créé une panique bleue chez les occupants. Reposez tous en paix. Même si la mémoire des hommes est courte et souvent ingrate, l’Histoire, elle, reste immortelle et se rebelle toujours contre n’importe quel acte d’étouffement, qu’il soit délibéré ou commis par inadvertance.

Il faut dire que le Difâa de 1956 n’est autre que la résultante de tant d’années de sacrifices et de militantisme contre l’occupant dont ont fait preuve beaucoup de jeunes du quartier “Sfa” et à leur tête feu Mohammed Zouraïk, plus connu autrefois sous le pseudonyme de Belarbi Bâcle.

La date de 1956 ne représente en fait,  que  l’officialisation du Difâa Hassani Jdidi, à l’aube de l’indépendance et suite à la fusion des deux équipes les plus en vue à El Jadida avec comme siège la maison de la famille Moundib au 17 Rue Docteur Jacques,  quartier Sfa. Feu Si Driss Admoune fut alors  élu comme président et feu Si Mohamed Moundib secrétaire général de l’équipe.

Nous ne pouvons terminer sans jeter un regard bienveillant à l’Association Mazagan-El Jadida Pour le Patrimoine (AME2P), qui a dépoussiéré un des volets méconnu de l’histoire du DHJ, en remettant à l’ordre d’actualité le passé patriotique de cette équipe des Doukkala, lors sa rencontre  Mazagan Mémoire tenue le 26 Janvier sous le thème : « Mazagan-El Jadida : Le Patrimoine Sportif  ‘’ Témoignages Partagés, rendant ainsi un grand hommage aux hommes et femmes ayant façonné les temps de gloire au niveau de la région.

CHAHID Ahmed

http://i2.wp.com/eljadidascoop.com/wp-content/uploads/2019/02/coupe-2.jpg?fit=1024%2C1024http://i2.wp.com/eljadidascoop.com/wp-content/uploads/2019/02/coupe-2.jpg?resize=150%2C150adminsJdidis à la UneN’insultons plus l’Histoire de notre Ville, ne démystifions plus son passé ni celui de tous ces  Hommes qui avaient combattu dignement et sur tous les fronts pour que cette ville d’El Jadida tant chère à notre cœur, puisse garder son âme tranquille et ses souvenirs immaculés. Nous espérons que c’est...Source de L'information Fiable

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