HADDADI

Par: Ismail Barakat (espacemre)

Il y a moins de deux ans, Mounir El Haddadi s’était converti en une véritable attraction dans toute la Catalogne. Son nom était sur toutes les bouches et on lui prédisait un avenir professionnel éclatant. Les fédérations marocaine et espagnole de football étaient à couteaux tirés pour savoir qui allait s’attacher les services du jeune homme natif de San Lorenzo del Escorial, mais originaire de Fnidek. Il était presque évident que Mounir, alors coqueluche du Barça allait opter pour la Roja persuadé qu’il y avait sa place. Le temps d’un match en tant que remplaçant pour le compte de l’Espagne et c’en était fini des prétentions marocaines conformément aux statuts de la FIFA. Tout le monde,  y inclus au Maroc croyait que c’était le choix de raison puisqu’avec la Roja, le jeune Mounir allait pouvoir engranger gloire et titres.

Hélas! Rien n’a marché comme prévu. Non seulement il n’a jamais réussi à s’imposer en tant que titulaire au Barça, mais en plus le sélectionneur espagnol n’a plus jamais fait appel à lui. Pire encore, Mounir a été placé sur la liste des joueurs transférables par le Barça et a fini par atterrir à Valence. Certes, il s’agit d’un des clubs les plus titrés d’Espagne, mais qui se trouve en proie depuis des années à une dette stratosphérique qui l’a obligé à se débarrasser de tous ses fleurons, De David Villa à David Silva, en passant par Alcacer, Mathieu et d’autres pièces maîtresses. Bien entendu, les résultats ont été revus à la baisse suite à cette saignée et Mounir est donc de facto passé dans une sorte d’anonymat. Plus inquiétant encore, le jeune homme a perdu sa place de titulaire dans un club qui se bat pour assurer son maintien.

Un choix hasardeux

Question: Que se serait-il passé si Mounir El Haddadi avait répondu à l’appel du Maroc plutôt qu’à celui de l’Espagne? Il aurait fort probablement disputé la dernière CAN au Gabon avec les Lions de l’Atlas en tant que titulaire indiscutable et se serait assuré une certaine visibilité sur la scène internationale. Aujourd’hui, avec les Morata, Isco, Alcantara, Aspas, Alcacer…, la concurrence est très rude et on voit mal le sélectionneur Julen Lopetegui se souvenir de lui alors qu’il n’est pas titulaire à Valence. Son entourage, à commencer par son impresario assure qu’il ‘ ne regrette rien ‘ et que si c’était à refaire, il prendrait exactement la même décision. Mon œil! Chacun se console comme il peut. On le voit mal cracher sur une place d’international avec le Maroc presque acquise en y préférant une carrière hypothétique avec la Roja

La consolation pour Mounir, c’est qu’il n’a que 21 ans, et à cet âge sa carrière ne fait que commencer. Mais même avec ça, il doit penser sérieusement à son choix hasardeux d’opter pour l’Espagne alors que tout monde sait qu’à son poste, ils sont au moins sept ou huit à aspirer à porter le maillot rouge. Maintenant, les regrets ne servent à rien, et on doit tout de même souhaiter bonne chance à Mounir, un jeune homme qui porte malgré tout le Maroc dans son cœur. Toutefois, il faut que le cas de Mounir serve de leçon à tous ceux qui se laissent leurrer par la gloire immédiate.

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